
FAQ Media Buyer freelance : réponses aux questions les plus fréquentes
Le métier de Media Buyer attire de plus en plus de personnes qui veulent gagner en liberté, travailler sur des projets variés et développer une activité en indépendant. Pourtant, les mêmes interrogations reviennent souvent : compétences nécessaires, spécialisation, premiers clients, tarification, marché, organisation, risques… Cette FAQ reprend les réponses les plus utiles pour comprendre la réalité du métier et éviter les erreurs classiques quand on démarre.
Pour aller plus loin et entendre les explications complètes en format vidéo, la vidéo YouTube est disponible juste ici :
Comprendre le rôle réel d’un Media Buyer
Le Media Buying consiste à piloter des campagnes publicitaires en ligne afin de générer des résultats concrets : ventes, leads, rendez-vous, trafic qualifié, notoriété. Le cœur du métier repose sur l’analyse, les tests, l’optimisation et la stratégie d’acquisition. La publicité n’est pas une promesse magique : elle agit comme un amplificateur. Quand l’offre, le marché et le positionnement sont solides, elle accélère la croissance. Quand tout est fragile ou flou, elle révèle rapidement les faiblesses.
Faut-il créer les visuels et les vidéos, ou seulement gérer les campagnes ?
Au démarrage, la capacité à produire des visuels simples peut réellement aider. Il n’est pas indispensable d’être designer : l’objectif n’est pas de créer un chef-d’œuvre, mais de mettre en ligne des créas propres, lisibles, cohérentes, capables de générer des performances. Utiliser des templates, adapter une charte graphique, structurer un message clair… tout cela suffit souvent, surtout quand il s’agit de formats statiques.
La vidéo est un cas différent. La création vidéo demande plus de technique, plus de temps, et devient vite chronophage. Là où un visuel peut être ajusté rapidement, une vidéo peut nécessiter plusieurs heures, voire une journée complète selon la complexité (scripts, tournage, montage, acteurs). Dans une logique freelance, il est généralement plus efficace d’apprendre à gérer des visuels basiques, puis de déléguer ou collaborer sur la vidéo quand l’activité le permet.
Un point clé ressort : les créas les plus performantes sont fréquemment les plus simples. L’erreur typique des débutants consiste à vouloir faire trop complexe, trop chargé, trop informatif, au détriment de la compréhension du message.
Faut-il se spécialiser (Meta, Google, TikTok) ou rester généraliste au début ?
La spécialisation dépend fortement du parcours. Lorsqu’une expérience existe déjà sur une plateforme ou dans un secteur (e-commerce, prestation locale, B2B…), il est logique de s’appuyer dessus : cela crée un avantage immédiat et permet d’aller plus vite.
En début d’activité, une approche pragmatique fonctionne souvent mieux : se spécialiser sur la ou les plateformes réellement utiles pour les projets disponibles. L’idée est de construire une première étude de cas, d’obtenir un témoignage, de formaliser ce qui a été mis en place et les résultats obtenus, puis d’utiliser cette preuve pour prospecter des entreprises similaires.
Une autre voie peut être la spécialisation par passion, à condition que la niche ne soit pas saturée. Lorsqu’un univers est très précis, le positionnement devient plus distinctif et la prospection peut être étonnamment efficace, car peu de freelances s’y positionnent clairement.
Faut-il investir son propre argent dans les publicités ?
Dans l’immense majorité des cas, non. En prestation classique, c’est l’entreprise cliente qui paie les dépenses publicitaires via son moyen de paiement (carte, PayPal, etc.). Le Media Buyer gère les campagnes, mais ne finance pas le budget. Il serait illogique de porter le besoin de trésorerie d’une entreprise, d’autant plus que certains annonceurs dépensent des montants très élevés.
L’exception concerne des modèles spécifiques comme la revente de leads, où l’indépendant finance les publicités pour générer des prospects, puis les revend. C’est un modèle particulier, plus risqué, et généralement déconseillé aux débutants.
Comment trouver un premier client sans étude de cas ni expérience ?
Tout dépend de ce que signifie “zéro expérience”. Beaucoup de profils ont déjà un minimum de bagage : stage, alternance, mission, expérience marketing… Même courte, cette expérience crée un point d’entrée.
Le levier le plus accessible reste le réseau. Recontacter d’anciens collègues, des personnes rencontrées en entreprise, ou simplement demander des mises en relation permet souvent de débloquer un premier projet. La logique est simple : la plupart des entreprises cherchent à obtenir plus de clients. Proposer une solution orientée résultats (exemple : plus de demandes de devis, plus de rendez-vous) rend l’offre immédiatement compréhensible.
Lorsque l’expérience est réellement inexistante, une stratégie peut accélérer l’apprentissage : accepter de travailler gratuitement au début, sur un nombre limité de projets, afin de construire rapidement un dossier solide. Après plusieurs cas concrets, il devient beaucoup plus facile de facturer, car les preuves s’accumulent. La progression tarifaire doit ensuite rester cohérente : monter en puissance étape par étape, plutôt que viser des montants élevés trop tôt.
Quel modèle de facturation choisir en freelance ?
Plusieurs modèles existent : forfait fixe, pourcentage des dépenses publicitaires, ou facturation à la performance. Au démarrage, le forfait fixe est souvent le plus simple à vendre et à gérer. Il clarifie la relation, évite les calculs complexes et limite les discussions.
Avec l’expérience, le pourcentage des dépenses devient un modèle particulièrement intéressant pour scaler. Quand un client augmente son budget, la rémunération augmente également, sans devoir multiplier le nombre de clients. Cela permet de se concentrer sur des projets plus qualitatifs, avec une logique d’alignement : si le client investit davantage parce que les résultats suivent, la prestation se valorise mécaniquement.
La performance, en apparence plus “juste”, peut devenir floue dans la pratique : le chiffre d’affaires ne reflète pas toujours la rentabilité réelle, et nécessite parfois d’accéder à des données internes (marges, frais, structure de coûts). Cela implique une confiance forte et une transparence qui n’est pas toujours simple à instaurer.
Le marché est-il saturé ou y a-t-il encore de la place ?
La demande en profils compétents reste très forte. Le point déterminant n’est pas tant le volume de concurrents que le niveau de compétence. Les entreprises veulent des profils capables de produire des résultats et de travailler proprement : ce sont les profils solides, parfois appelés des “A players”, qui trouvent des opportunités facilement.
Une idée importante se dégage : pour certains, le marché semble saturé, pour d’autres non. La différence se fait sur la capacité à devenir réellement bon, ce qui demande discipline, temps et amélioration continue.
Un piège fréquent consiste à se disperser. Lorsqu’un client démarre et que les résultats ne sont pas immédiats, la tentation est de chercher d’autres clients au lieu d’améliorer la prestation. Ce comportement nourrit un cercle vicieux : moins de focus, moins d’amélioration, moins de performance, client insatisfait… À l’inverse, se concentrer sur la résolution des problèmes, tester, analyser, proposer des optimisations, et parfois dépasser la prestation initiale permet souvent de sécuriser la relation et de construire une réputation solide.
Combien peut-on espérer gagner en quelques mois ?
Les résultats varient énormément selon le point de départ, l’expérience, le temps disponible et l’intensité de travail. Certains profils progressent vite parce qu’ils ont déjà un historique en marketing ou en acquisition, et parce qu’ils investissent beaucoup d’énergie sur une période courte.
Une stratégie souvent plus efficace consiste à travailler intensément sur une fenêtre réduite, plutôt que de diluer l’effort sur une longue période. L’objectif est de créer un vrai momentum : apprendre vite, obtenir des résultats, construire des cas clients, puis monétiser progressivement.
Que se passe-t-il si aucun résultat n’est obtenu, ou si l’argent du client est “perdu” ?
La publicité n’est pas une garantie de ventes. Elle dépend du produit, du marché, du positionnement, de la concurrence, de la confiance envers la marque, du tunnel, des prix, de la preuve sociale… Elle reste un levier, pas une baguette magique.
La compétence clé consiste à distinguer un projet où la publicité peut fonctionner rapidement d’un projet où l’objectif doit d’abord être la notoriété et la confiance. Pour un service où la demande existe déjà (plombier, taxi, prestations recherchées), la publicité a de bonnes chances d’accélérer les résultats. Pour une marque inconnue ou un produit nouvellement créé, la vente immédiate peut être difficile : la priorité devient souvent de se faire connaître et de construire la crédibilité.
L’enjeu n’est donc pas d’éviter tous les échecs, mais d’apprendre à identifier les bons projets et à cadrer les objectifs correctement.
Quel budget minimum un client doit-il investir pour obtenir des résultats ?
Il n’existe pas de budget universel. Une règle de bon sens consiste à investir un montant que l’entreprise est prête à perdre pendant la phase de test et d’apprentissage. Les débuts comportent des essais, des erreurs, des ajustements : la rentabilité n’est pas toujours immédiate.
Le budget doit aussi rester cohérent avec le prix du produit ou du service. L’idée est d’avoir assez de volume pour tester, récolter de la donnée, optimiser, et améliorer progressivement le retour sur investissement. À l’inverse, lorsqu’un budget est extrêmement faible, il est souvent plus pertinent d’utiliser des méthodes gratuites : prospection, réseau, partenariats, messages directs, email… plutôt que de miser sur de la publicité avec une marge de manœuvre insuffisante.
Comment gérer les blocages de comptes publicitaires ?
Les blocages peuvent arriver, même sur des activités parfaitement légitimes. La meilleure approche reste d’être rigoureux : informations à jour, adresse cohérente, moyens de paiement corrects, entreprise déclarée, respect des règles publicitaires. Dans de nombreux cas, un blocage automatique se résout en envoyant les justificatifs demandés, puis tout rentre dans l’ordre.
Lorsque les blocages deviennent fréquents ou “en chaîne”, cela indique souvent un problème sous-jacent : non-conformité, incohérence, offre borderline, ou éléments qui déclenchent les systèmes de contrôle.
À quoi ressemble une journée type de Media Buyer freelance ?
Il n’existe pas une seule journée type, car les objectifs de vie diffèrent. Certains cherchent à travailler peu, d’autres veulent développer fortement leur activité. Les deux approches peuvent fonctionner, à condition d’assumer leurs implications et de sécuriser le long terme.
Pour la majorité des indépendants qui gèrent plusieurs clients, l’organisation devient centrale. Le travail s’articule souvent autour de routines : vérifications, optimisations, analyses, tests créatifs, suivis de performance, échanges clients. Structurer son temps par client ou par thématique permet d’éviter la dispersion.
Les process sont un accélérateur majeur : checklists, templates, outils d’édition pour gagner du temps, tâches récurrentes, onboarding standardisé… Même en solo, la mise en place de systèmes réduit le stress, augmente la productivité, et libère du temps.
Conclusion : la place se crée par la compétence et la méthode
Le Media Buying freelance n’est ni un métier inaccessible, ni une promesse automatique de revenus rapides. La progression dépend d’un enchaînement simple mais exigeant : apprendre, pratiquer, obtenir des résultats, formaliser des cas, améliorer son positionnement, puis monter en gamme.
Ce qui fait la différence sur le long terme, ce n’est pas seulement la technique publicitaire, mais aussi la capacité à être fiable, organisé, orienté performance, et à progresser continuellement. Quand ces fondations sont là, le marché n’est pas “saturé” : il devient un terrain d’opportunités.


