Google Ads : les 7 types de campagnes expliqués (et lequel choisir)

Google Ads propose sept types de campagnes : le réseau de recherche, Performance Max, le réseau Display, Shopping, les campagnes vidéo sur YouTube, Demand Gen et les campagnes pour application. Chacune diffuse à des emplacements différents, avec un ciblage différent, et convient à des activités différentes. Ce guide présente les types de campagnes Google Ads un par un, avec leurs avantages, leurs inconvénients et les cas où les utiliser, tels qu’ils sont expliqués dans la vidéo.

Publié le 12 septembre 2026. Cet article accompagne la vidéo « Google Ads : les 7 types de campagnes expliqués (et lequel choisir) » de la chaîne YouTube de Sébastien Rech, extraite de la formation Devenir Media Buyer.

L’objectif choisi conditionne les types de campagnes disponibles

Quand vous créez votre première campagne, Google Ads vous demande d’abord de choisir un objectif, et c’est ce choix qui conditionne les types de campagnes mis à votre disposition. À chaque intention et à chaque objectif correspond un certain type de campagne. Si vous choisissez le dernier objectif, « créer une campagne sans aide », vous voyez tous les types de campagnes disponibles.

Ces types sont les suivants :

  • le réseau de recherche, avec les annonces sur google.com, google.fr et Google Maps ;
  • Performance Max, qui diffuse sur tous les réseaux de Google d’un coup : le moteur de recherche, YouTube, Gmail, Discover ;
  • le réseau Display, désormais intégré aussi dans les campagnes Performance Max et Demand Gen ;
  • le réseau Shopping, pour diffuser des produits e-commerce ;
  • le réseau vidéo, pour diffuser sur YouTube et les partenaires de Google ;
  • Demand Gen, qui inclut à la fois YouTube, Discover et Gmail ;
  • les campagnes pour application, pour promouvoir les applications mobiles iOS ou Android.

Les anciens types de campagnes ont été absorbés : les campagnes locales sont désormais des campagnes Performance Max, les campagnes Discovery sont devenues des campagnes Demand Gen, et les campagnes Display doivent bientôt être fusionnées directement dans Demand Gen et Performance Max.

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Le réseau de recherche : capter une intention forte

Le réseau de recherche est souvent simplifié en « search ». Quand on parle de search ou de SEA, on parle du réseau de recherche, concrètement google.com, google.fr et les autres déclinaisons. L’avantage de ce réseau est de se positionner sur le moteur de recherche au moment où la personne cherche déjà un produit, un service, une solution ou une entreprise. On parle de forte intention, car la personne est déjà à la recherche d’une solution. Le trafic est généralement de qualité, et c’est pour cela que les taux de conversion sur le réseau de recherche sont généralement plus élevés.

À l’inverse des autres types de campagnes, le ciblage se fait par mots clés. C’est un ciblage très précis qui permet des stratégies et des combinaisons très intéressantes. C’est aussi ce qui fait la force du réseau de recherche.

Côté inconvénients, la facturation se fait au clic, au coût par clic. Dans un secteur très concurrentiel, les coûts par clic augmentent vite : sur certains secteurs, on paie plusieurs dizaines d’euros, voire près d’une centaine d’euros ou de dollars, pour un seul clic sur l’annonce. Cette concurrence concerne certaines zones géographiques et certains métiers en particulier. Un problème qui touche tout le monde, en revanche, c’est le volume limité : on est borné par le nombre de personnes qui recherchent votre requête chaque jour, chaque semaine, chaque mois. Quand plus personne ne recherche votre mot clé, vous avez beau vouloir augmenter le budget, vous ne pouvez pas investir plus, et la croissance de l’entreprise est limitée au bout d’un moment. Dernier inconvénient : en termes de stratégie, ce réseau demande de maîtriser tout le système de choix des mots clés, des mots clés à exclure et des types de correspondance, vus dans la leçon dédiée, et d’avoir un tunnel de conversion bien travaillé, surtout dans les secteurs concurrentiels.

Quand utiliser le search ? D’abord pour les artisans et les entreprises locales, les gens du BTP, qui veulent générer du business à l’échelle locale : c’est un outil très puissant. Ensuite pour les prestataires de services de type thérapeutes, cabinets ou coachs, eux aussi dans des zones locales, qui cherchent de la prise de rendez-vous : pas forcément les coachs en ligne, plutôt les gens qui ont un cabinet localement et veulent le promouvoir. Enfin pour l’e-commerce, sur des produits que les gens recherchent déjà. Si vous avez un produit innovant, il n’y a pas de possibilité de faire du search pour l’instant ; en revanche, pour les produits à forte demande, ceux qu’on peut chercher par exemple sur Amazon, le réseau de recherche permet de promouvoir ses produits. Pour un cas concret, lisez Google Ads pour les prestataires de services locaux.

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Performance Max : automatisé, omnicanal, mais opaque

Les campagnes Performance Max, ou PMax pour aller plus vite, sont des campagnes automatisées et omnicanales, sur quasiment toutes les plateformes et tout l’inventaire de Google. L’avantage, c’est qu’avec un seul type de campagne, vous diffusez sur Google, YouTube, Gmail, Google Maps et Discover. Cela multiplie les plateformes et donne un potentiel de croissance très élevé. En termes de technique pure, il y a moins de choix possibles, parce que la plus grande partie du travail est automatisée : on fournit surtout des éléments créatifs à Google, et c’est Google qui fait le travail, un peu comme les campagnes social ads sur Meta.

Le principal inconvénient, c’est que c’est une boîte noire. On n’a pas de contrôle précis sur ce qui se passe, sur l’origine des conversions, sur ce que fait Google. Google Ads est déjà une boîte noire, parce que le système d’enchères est inconnu ; Performance Max ajoute une surcouche. On met en place des solutions pour essayer de savoir ce qui se passe, parce qu’il faut pouvoir prendre des décisions pour analyser et optimiser, mais il faut partir du principe que ces campagnes sont une boîte noire, avec peu de visibilité sur les emplacements réels et des difficultés à piloter sans données de conversion. Le travail consiste à mettre en place des rapports et un suivi des conversions pour avoir le plus de données possible. Lancée n’importe comment, une campagne Performance Max peut dépenser beaucoup d’argent sans résultat. Google a d’ailleurs fini par ajouter une vue des performances par canal.

Quand utiliser Performance Max ? D’abord pour le scaling, pour passer à l’échelle. La recommandation est souvent de commencer avec le réseau de recherche, mais au bout d’un moment, vous voudrez augmenter les budgets, et là, le potentiel est quasiment infini sur Performance Max : vous êtes à la fois sur Google, sur des millions de sites internet et sur le search. Ensuite, c’est plus simple si vous voulez maximiser les résultats sans micro-piloter chaque aspect de vos campagnes : c’est globalement automatisé, plus simple à gérer, et cela marche très bien pour générer des résultats. Ce n’est pas parce que c’est automatique que ça ne marche pas, au contraire. C’est une campagne intéressante pour la plupart des comptes.

Petit bémol pour les personnes qui viennent de démarrer et n’ont pas de données de conversion. Au début, il y a tellement d’hypothèses à tester que l’algorithme peut manquer de données. C’est pour cela qu’on a tendance à commencer par le search pour envoyer de la donnée à Google, puis, une fois la donnée présente, ce sont souvent les campagnes Performance Max qui fonctionnent le mieux.

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Le réseau Display : des millions de sites, une qualité variable

Le réseau Display est bientôt voué à disparaître en tant que campagne autonome. Son avantage, ce sont les millions de sites partenaires de Google : un potentiel de couverture et de scale assez large. Autre avantage, il est généralement moins cher que le search. Et il est très pratique pour les stratégies de remarketing, pour recibler les personnes avec des bannières, parce que les bannières permettent d’ancrer un message dans l’esprit de vos prospects et de vos clients.

L’inconvénient, c’est que l’intention est plus faible : si vous cherchez de la conversion, ce n’est pas forcément le bon réseau. Le gros problème du Display aujourd’hui, c’est que la qualité des emplacements est très variable : beaucoup de fraude, de sites de spam et d’arnaque. Il y a beaucoup de déchets, et il faut faire beaucoup de contrôles manuels pour vérifier les emplacements et cibler des sites en particulier. Si l’on fait confiance à Google, il diffuse sur des milliers, des centaines de milliers, voire des millions de sites, dont beaucoup sont frauduleux et n’existent que pour toucher des revenus publicitaires, et c’est vous qui perdez de l’argent. Quoi qu’il en soit, ce réseau va bientôt être remplacé et fusionné avec les campagnes Performance Max. Dernier inconvénient, commun à Performance Max et Demand Gen : le besoin de visuels.

Quand l’utiliser ? Honnêtement, rarement. Principalement pour du remarketing, pour recibler des personnes ; pour gagner en notoriété avec de belles bannières et un beau message, marquer les esprits sans attendre de retour sur investissement, faire du branding et de la couverture. Cela peut aussi être intéressant si vous faites déjà du search et que vous avez saturé vos audiences. Même pour des conversions et du business, la recommandation reste plutôt Performance Max ou Demand Gen si vous avez de la vidéo. Mais pour un objectif de notoriété et de couverture, le Display peut être intéressant.

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Shopping : la campagne e-commerce basée sur le flux produit

Les campagnes Shopping sont les campagnes e-commerce. Elles sont automatisées et se basent sur le flux produit de votre boutique. C’est plus simple à démarrer que le search ou que les autres types vus jusqu’ici, car quasiment tout est automatique : la campagne est directement reliée à votre flux, à votre catalogue produits, et Google fait automatiquement le ciblage. L’avantage, c’est un format assez visuel, où l’on voit les produits, leurs photos et leurs prix, adapté aux personnes qui cherchent à acheter un produit.

Les inconvénients : une forte concurrence, notamment avec les gros sites chinois de type Temu ou AliExpress ; la nécessité d’un flux propre et optimisé, car tout le ciblage repose principalement sur la qualité de votre flux, ce qui peut être un peu technique ; une réservation à l’e-commerce, donc aux produits physiques ; et la concurrence en termes de prix, qui tire vos prix vers le bas. Pour bien se démarquer en Shopping, il faut souvent baisser les prix et afficher un prix attractif, ce qui peut être un point négatif.

Quand l’utiliser ? D’abord si vous avez une boutique en ligne : c’est un type de campagne recommandé parce qu’il se lance très rapidement. Ensuite si votre produit est compréhensible en deux secondes via sa photo. Et enfin si vous avez déjà un flux en place avec beaucoup de produits, et que vous voulez que cela tourne automatiquement sans vous compliquer la vie.

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Les campagnes vidéo sur YouTube

Les campagnes vidéo diffusent sur YouTube et sur d’autres sites, mais principalement sur YouTube. L’avantage, c’est un format visuel qui permet de faire passer des messages et d’expliquer des choses en profondeur. Comme à la télévision, c’est idéal pour la notoriété, mais aussi pour la conversion, car on peut obtenir de très bons résultats dans les deux cas. Pour marquer le consommateur, rester dans son esprit et avoir un impact visuel, le format YouTube est très puissant.

Les inconvénients : la concurrence forte sur les plateformes, et le coût de production, assez élevé. Une publicité YouTube exige une qualité de production élevée, donc des coûts de tournage et de montage, ce qui demande plus de moyens que les autres types de campagnes. Autre inconvénient : une certaine lassitude du public sur YouTube face à des publicités vidéo de plus en plus nombreuses.

Quand l’utiliser ? Quand vous voulez expliquer quelque chose qui ne peut pas être compris en une seule image ou en un seul titre, comme sur le réseau de recherche : la vidéo permet de vendre ou de proposer n’importe quel type de service ou de produit. Pour toutes les personnes déjà présentes sur YouTube, les créateurs de contenu, ou celles à l’aise avec le format vidéo, c’est un type de campagne qui fonctionne bien. Il permet de marquer les esprits, comme ces publicités télé vieilles de dizaines d’années que vous avez toujours en tête : c’est la puissance de la vidéo. Enfin, il permet de recibler des audiences chaudes pour les convertir, notamment si vous avez déjà une chaîne YouTube, pour toucher à nouveau les personnes de votre communauté.

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Demand Gen : créer la demande avec des visuels et de la vidéo

Demand Gen, ou génération de la demande en français, même si l’interface de Google conserve le terme Demand Gen, est un type de campagne automatisé et multicanal. Vous diffusez à la fois sur YouTube, en formats classiques horizontaux et en Shorts, en bannières sur YouTube via des carrousels, sur Discover, sur Gmail et sur Google Maps. Cela touche un large panel de personnes et permet de se faire connaître, d’où le nom « génération de la demande ». Ce sont des campagnes assez visuelles, qui diffusent un message en image et en vidéo, un peu à la manière du social ads sur Meta ou sur TikTok.

Les inconvénients sont un peu les mêmes que pour Performance Max, qui est aussi automatisé : le manque de contrôle, la boîte noire. On ne sait pas exactement ce qui se passe. Le format Demand Gen est même plus étroit que Performance Max, car il ne diffuse pas sur le search, alors que Performance Max diffuse sur google.fr et google.com. Il faut plutôt le voir comme un format vidéo ou image, à la manière de Meta Ads. Il repose beaucoup sur la qualité des créatives visuelles, statiques ou vidéo.

Quand l’utiliser ? Pour créer de la demande, c’est-à-dire générer des conversions sur un trafic froid. Pour le scaling. Si vous avez des créatives visuelles, des vidéos et des images disponibles, par exemple parce que vous venez de Meta ou de TikTok : Demand Gen permet d’exploiter ce format. Et c’est très intéressant pour le retargeting et notamment pour les audiences lookalike, les audiences similaires, qui reciblent des gens qui ressemblent à vos clients actuels ou à votre base de prospects. C’est le seul type de campagne Google Ads qui le permet.

La différence avec Performance Max est détaillée dans une leçon suivante, mais pour simplifier : Performance Max s’adresse plutôt aux entreprises locales, qui ont une fiche d’établissement et font du search et du Google Maps ; Demand Gen s’adresse plutôt aux entreprises en ligne, sans magasin physique, qui ont des formats vidéo et viennent idéalement de plateformes comme Meta, avec déjà pas mal de supports publicitaires, images et vidéos. Exception faite de l’e-commerce, où Performance Max reste souvent plus intéressant.

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Les campagnes pour application mobile

Les campagnes pour application sont le type le plus simple, dans le sens où quasiment tout est automatisé. Le travail se base sur votre fiche d’application sur les stores, le Play Store et l’App Store. Google y pioche directement le contenu et automatise le ciblage. On peut personnaliser certains paramètres sur les annonces ou sur la campagne, mais globalement, c’est le type de campagne le plus automatisé, intéressant si vous avez une application mobile.

Les inconvénients : peu de contrôle sur le ciblage, un usage de niche réservé aux entreprises qui ont une application sur les stores et veulent la promouvoir, et une difficulté technique en termes de suivi. Le tracking d’une application mobile est différent de celui que l’on met en place habituellement sur les sites web, et peut être plus compliqué. Une leçon dédiée y revient.

Quand l’utiliser ? Pour obtenir des installations de votre application, de votre jeu mobile, de votre SaaS ou de votre service. Au-delà des installations, on peut aussi optimiser pour des actions in-app, à l’intérieur de l’application : avec une application gratuite qui propose des services payants, on peut pousser et optimiser pour des actions payantes plus profondes dans l’application.

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Récapitulatif : quel type de campagne Google Ads pour quel besoin

Le tableau ci-dessous reprend le récapitulatif de fin de vidéo : emplacements, avantage, inconvénient, activités adaptées et mode de ciblage de chaque type.

Type de campagne Emplacements Avantage Inconvénient Activités Ciblage
Réseau de recherche Google (google.fr, google.com) et sites partenaires Intention d’achat, la personne cherche déjà Concurrence et volume limité Service, lead gen, e-commerce Mots clés
Performance Max La plupart des réseaux Google Partout à la fois, fort potentiel de croissance Boîte noire, peu de contrôle Service, lead gen, e-commerce Signaux d’audience, configurés comme sur Meta
Demand Gen Plusieurs réseaux, sauf le réseau de recherche Visuels et vidéo, entreprises en ligne Boîte noire Service, e-commerce, conversion Audiences
Display Des millions de sites Notoriété, branding, retargeting Emplacements frauduleux, impact incertain Service, e-commerce Audiences
Shopping Principalement Google Automatique, basé sur le flux produit Flux technique, concurrence par les prix E-commerce uniquement, impossible pour du service Automatique, sur le catalogue produit
Vidéo (YouTube) Principalement YouTube, sites partenaires Notoriété et conversion, surtout vues, engagement et abonnés Concurrence, coût de tournage et de montage Service, e-commerce Audiences, emplacements, chaînes YouTube
Application Android et iPhone Entièrement automatisé Peu de contrôle, tracking spécifique Entreprises qui ont une application mobile Automatique

Les leçons suivantes de la formation entrent dans chacun de ces types pour voir concrètement comment ils fonctionnent de l’intérieur et comment les mettre en place pour vous ou pour vos clients. Pour les formats d’annonces disponibles dans chaque type, consultez notre guide des formats publicitaires Google Ads. Et pour comprendre ce qui se passe derrière les enchères automatisées, lisez comment fonctionnent les plateformes publicitaires.

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Ce qu’il faut retenir

  • L’objectif choisi à la création filtre les types de campagnes ; « créer une campagne sans aide » les affiche tous.
  • Le réseau de recherche capte une intention forte avec un ciblage par mots clés ; ses limites sont le coût par clic dans les secteurs concurrentiels et le volume de recherche.
  • Performance Max diffuse partout et sert à passer à l’échelle, mais reste une boîte noire à ne pas lancer sans données de conversion ; commencer par le search pour alimenter Google.
  • Le Display sert surtout au remarketing et à la notoriété ; ses emplacements demandent des contrôles manuels, et il doit être fusionné dans Performance Max et Demand Gen.
  • Shopping est réservé à l’e-commerce, se lance très vite et repose entièrement sur la qualité du flux produit et sur le prix.
  • Les campagnes vidéo marquent les esprits et convertissent, mais coûtent cher à produire.
  • Demand Gen est le format visuel des entreprises en ligne, sans search, et le seul qui permet les audiences similaires ; les campagnes pour application sont les plus automatisées.

Les questions les plus fréquentes

Par quel type de campagne Google Ads commencer ?

Le plus souvent par le réseau de recherche, qui capte une intention existante et envoie des données de conversion à Google. Performance Max vient ensuite, quand le search plafonne et que le compte dispose de données.

Quelle différence entre Performance Max et Demand Gen ?

Performance Max couvre tous les réseaux, recherche comprise, et convient aux entreprises physiques avec une fiche d’établissement. Demand Gen exclut la recherche, repose sur la vidéo et l’image, convient aux entreprises en ligne et permet les audiences similaires. Pour l’e-commerce, Performance Max reste souvent plus intéressant.

Le réseau Display va-t-il disparaître ?

En tant que campagne autonome, il doit être fusionné dans Demand Gen et Performance Max, comme les campagnes locales et Discovery avant lui.

Peut-on faire du Shopping pour un service ?

Non. Shopping est réservé aux produits physiques et repose sur un flux produit. Pour un service, utilisez le réseau de recherche, Performance Max ou Demand Gen.

Apprendre Google Ads en détail : la formation Devenir Media Buyer

Cette vidéo donne la vue d’ensemble. Les leçons suivantes de la formation entrent dans chaque type de campagne : mots clés, exclusions et types de correspondance pour le search, pilotage et reporting de Performance Max, flux Shopping, Demand Gen et audiences similaires, tracking des applications. Si vous souhaitez apprendre Google Ads et le media buying de façon structurée, la formation Devenir Media Buyer présente le programme complet et les prochaines sessions.

Les autres vidéos consacrées à Google Ads sont regroupées dans la playlist Google Ads de la chaîne.

Comment fonctionnent les plateformes publicitaires (Meta, Google, TikTok)

Comment fonctionne l’algorithme de Meta Ads, de Google Ads ou de TikTok Ads ? Toutes les plateformes publicitaires poursuivent le même but : prédire, en quelques millisecondes, la probabilité qu’une personne convertisse, puis lui montrer la publicité qui a le plus de chances d’y parvenir. Comprendre ce mécanisme, le système d’enchères intelligentes, les trois sources de signaux qui nourrissent l’algorithme publicitaire, la phase d’apprentissage et les volumes de conversions nécessaires change la façon de piloter une campagne. Ce guide reprend la leçon chapitre par chapitre, avec les exemples et les chiffres donnés dans la vidéo.

Publié le 11 septembre 2026. Cet article accompagne la vidéo « Comment fonctionnent les plateformes publicitaires (Meta, Google, TikTok) » de la chaîne YouTube de Sébastien Rech, extraite de la formation Devenir Media Buyer.

Le principe commun : prédire la probabilité de conversion

Cette leçon regarde ce qui se passe derrière les plateformes publicitaires : le système d’enchères et le fonctionnement des algorithmes. Elle commence par un principe commun à toutes les plateformes : leur but est de prédire la probabilité de conversion. Les conversions, ce sont toutes les actions importantes : des clics, des actions sur le site, des achats.

Pour y parvenir, en quelques millisecondes, la plateforme effectue une grande quantité de calculs pour conclure : « telle personne, face à cette publicité, a tant de chances de convertir, donc il faut afficher la publicité de tel annonceur ». C’est en proposant ainsi du contenu pertinent à chaque personne que les plateformes publicitaires, les réseaux sociaux et Google gagnent de l’argent, et que les annonceurs, c’est-à-dire les entreprises qui font de la publicité, décident de continuer à investir, et d’investir de plus en plus.

Tout est question de probabilité. Le but des plateformes est de montrer la bonne publicité à la bonne personne pour que l’annonceur soit satisfait des résultats. Cette logique explique la plupart des comportements que l’on observe ensuite dans un gestionnaire de publicités. Si vous découvrez le sujet, commencez par notre guide sur les fondamentaux du media buying.

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Le système d’enchères intelligentes

La publicité en ligne repose sur un système d’enchères. On parle d’enchères intelligentes parce qu’elles ne sont pas manuelles, comme dans une salle des marchés : ce sont les algorithmes qui enchérissent à votre place, en fonction de vos indications.

Ces indications sont d’abord le budget et l’objectif. Vous avez, par exemple, 1 000 euros de budget et l’objectif d’avoir plus de clients. Le but de l’algorithme est de vous amener, avec ce budget, le plus de clients possible qui répondent à cet objectif, par exemple des clients qui achètent sur votre site. Pour cela, il effectue des calculs en temps réel pour vous ramener les personnes les plus qualifiées.

Il est aussi possible de donner des indications de coût. Disons que, pour votre activité, une conversion est un achat, et que vous vendez un produit à 200 euros. Vous pouvez indiquer que vous voulez des acheteurs pour 50 euros de budget publicitaire. À partir du moment où vous donnez ce type d’indication, l’algorithme fait en sorte de répondre à cet objectif. Il faut rester cohérent : si vous vendez une maison à 100 000 euros, obtenir un acheteur pour 50 euros est sans doute inatteignable. Mais pour un produit à 100 ou 200 euros, l’algorithme est capable de toucher les bonnes personnes. Il faut définir des objectifs cohérents avec votre activité, mais c’est faisable aujourd’hui : l’algorithme comprend ce que vous voulez et à quel prix.

C’est pour cela que le media buying parle très vite de KPI, d’argent, de chiffres et de calculs : tout n’est que calculs et données avec la publicité en ligne. Notre article sur les métriques à suivre selon l’objectif de campagne détaille lesquelles regarder.

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Les trois sources de signaux qui nourrissent l’algorithme

D’où viennent les données qui nourrissent l’algorithme ? De trois sources.

L’historique. C’est tout ce qui se trouve sur votre compte publicitaire. Plus vous faites de publicité, plus vous dépensez, plus vous avez de données, et plus l’algorithme est capable d’apprendre.

Le contexte de diffusion. Ce sont les informations que la plateforme, Meta ou Google, possède déjà. Elle sait, par exemple, que les gens qui achètent des produits pour enfants achètent plutôt le jeudi entre 18 h et 20 h. Tout cela se trouve dans des centres de données, et le but des plateformes est d’analyser ces données. Ainsi, quand vous dites « je veux vendre tel produit à telle personne », l’algorithme fait le rapprochement et diffuse la publicité au bon endroit, au bon moment et sur la bonne plateforme.

Les conversions que vous remontez. Les conversions sont toutes les actions importantes pour votre business, et c’est vous qui les définissez selon votre activité. Elles changent d’un business à l’autre. Pour un site e-commerce, ce sont souvent des achats sur la boutique ou des ajouts au panier. Pour les entreprises de services, ce sont des leads, des prospects : des personnes qui téléchargent un e-book ou qui prennent rendez-vous. Au bout du compte, ce sont les clients qui intéressent l’entreprise : la conversion ultime, c’est d’avoir plus de clients.

Le rôle du media buyer est de faire remonter ces conversions aux plateformes, parce que la transaction a peut-être lieu dans la vie de tous les jours. Un agent immobilier qui vend une maison : l’algorithme n’a pas cette information. Notre but est de la lui remonter.

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Le tracking : remonter la bonne information

Cette remontée d’information s’appelle le tracking. La formation lui consacre plusieurs leçons, qui passent en revue toutes les techniques de tracking qui existent. C’est une partie un peu technique, mais très importante : avec les algorithmes, on a besoin de les nourrir avec la bonne information, et c’est le tracking qui le permet.

Sans tracking, la plateforme optimise sur ce qu’elle voit, c’est-à-dire des clics ou des vues, et non sur ce qui compte pour vous. Avec un tracking correct, elle sait quelles personnes ont réellement acheté ou pris rendez-vous, et peut chercher des profils similaires.

Sur ce site, vous pouvez déjà lire Google Tag Manager : gérer son tracking sans développeur et, pour aller plus loin, notre article sur le tracking server-side pour Meta Ads et Google Ads.

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L’algorithme cible mieux que vous

Un concept très important, et qui le devient de plus en plus : l’algorithme cible mieux que vous, si vous lui donnez la bonne information et le bon objectif.

À l’époque, il fallait microsegmenter et dire, par exemple, « je veux toucher les femmes de 45 à 50 ans intéressées par la mode et le sport ». C’était le ciblage manuel. Aujourd’hui, on est sur des ciblages automatiques : c’est l’algorithme qui apprend. Mais pour apprendre, il faut lui donner les bonnes créatives, les bonnes publicités, qui ciblent automatiquement la bonne personne. Si la publicité montre une femme de 45 à 50 ans qui parle de mode, elle correspondra automatiquement aux bonnes personnes, et l’algorithme est capable de l’apprendre.

C’est d’ailleurs pour cela que, quand vous scrollez sur les réseaux sociaux, en fonction de ce que vous regardez, aimez ou commentez, la plateforme vous recommande de plus en plus de contenus semblables. Ce mécanisme vaut aussi pour la publicité. D’où l’insistance sur les trois points précédents, l’historique, le contexte et les conversions : ce sont les signaux et les données que vous envoyez à l’algorithme.

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La phase d’apprentissage : pourquoi les premiers résultats sont instables

Quand vous lancez de nouvelles publicités, les résultats sont instables au début, parce que l’algorithme n’a pas assez de données. Si vous allez sur TikTok pour la première fois, le contenu proposé n’est pas du tout pertinent ni adapté. Vous scrollez, vous aimez des vidéos, et au bout de quelques minutes, le contenu se recentre sur vos centres d’intérêt. Au bout de quelques jours ou quelques semaines, votre fil Instagram ou YouTube répond à vos intérêts. Souvent, en regardant le fil d’une personne, on devine directement ses intérêts dans la vie. Tout cela s’est fait par apprentissage et par données.

C’est pour cela que les premières périodes de lancement d’une campagne sont assez instables, et que c’est rarement là qu’on obtient les meilleurs résultats. Généralement, plus on fait de publicité, plus on attend, et meilleurs sont les résultats. Beaucoup de gens lancent une publicité et disent au bout de 24 heures : « Non, ça ne marche pas. » Ceux qui persistent et attendent plusieurs semaines, plusieurs mois, plusieurs années, peuvent finir par investir des millions en publicité avec succès.

Quand quelqu’un dit avoir « fait un test qui ne marchait pas », les vraies questions sont : le test était-il bien fait ? Les résultats étaient-ils probants ? L’algorithme a-t-il eu le temps d’apprendre ? Quel budget a été investi ? Il y a beaucoup de variables, mais le point à comprendre est qu’au lancement, les résultats sont instables. Même avec de l’expérience, les algorithmes ont besoin de ces données.

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Combien de conversions faut-il sur Meta et sur Google ?

Précision importante : au-delà du temps, c’est surtout une question de volume et de données. Si vous attendez un mois mais que vous n’avez investi qu’un euro par jour, soit 30 euros de publicité, le volume de données est très faible. À l’inverse, si vous faites de la publicité sur 24 heures avec 200 000 euros répartis sur la journée, au bout de quelques heures, voire quelques minutes, vous avez assez de données pour prendre des décisions. La frise de la vidéo parle en jours, mais c’est plutôt une histoire de volume et de budget, qui dépend aussi du type d’entreprise. La question à se poser est toujours : l’algorithme a-t-il assez de données ?

Le volume nécessaire varie selon la plateforme. Sur Meta, il faut environ 50 conversions sur 7 jours, donc 50 conversions par semaine. Les conversions dépendent de vous : des clics, des achats, des ajouts au panier. Si vous avez un petit budget et qu’il vous faut une semaine pour obtenir une vente, le volume est très faible, et l’algorithme a du mal à aller chercher plus de clients, parce qu’il n’arrive pas à comprendre ce que vous voulez réellement. Il a besoin de ces 50 conversions environ.

C’est pour cela que, dans certains cas, on choisit des objectifs intermédiaires : on indique qu’on veut des ajouts au panier ou des clics, de façon à obtenir sur une semaine environ 50 conversions, par exemple 50 clics. L’algorithme peut alors apprendre. Au bout d’un moment, on passe à l’étape suivante : « je veux des ajouts au panier », puis « je veux des achats ». Quand on fait cela, on parle de descente dans le tunnel, un sujet abordé plus précisément dans les leçons suivantes.

Sur Google, le volume nécessaire est un peu plus faible : environ 30 à 50 conversions par mois, soit 10 à 15 conversions par semaine. Il est donc généralement plus facile d’avoir assez de données sur Google Ads et de sortir de la phase d’apprentissage.

Dans tous les cas, plus vous avez de données, mieux c’est. On essaie d’avoir 50, 100, 1 000 ou 2 000 conversions par semaine plutôt que de tourner à une ou deux. Avec des volumes vraiment faibles, tout devient très compliqué, parce que tout est automatisé et que tout n’est que données.

Voir ce passage dans la vidéo (06:36)

Les plateformes sont désormais pilotées par l’IA

Les plateformes sont aujourd’hui grandement pilotées par l’intelligence artificielle. Tout est en train de basculer du ciblage et du paramétrage manuels vers quelque chose de plus automatisé. Les modes publicitaires automatiques portent des noms comme Advantage+ chez Meta ou Performance Max chez Google, et sont détaillés dans une leçon suivante, consacrée aux nouvelles tendances en publicité.

Dans ce contexte, le rôle du media buyer est de nourrir l’algorithme en lui envoyant des signaux de qualité. D’où l’intérêt de bien comprendre le business du client, son fonctionnement, et d’avoir une offre qui répond à un besoin. Ce sont les piliers d’une campagne publicitaire efficace. Pour Meta en particulier, notre guide Meta Ads 2026 décrit ce fonctionnement automatisé.

Voir ce passage dans la vidéo (08:20)

Les quatre conditions pour qu’un algorithme performe

En résumé, un algorithme publicitaire fonctionne quand quatre conditions sont réunies.

  1. Assez de signaux : par exemple 50 conversions par semaine sur Meta, 30 conversions par mois sur Google.
  2. Des indications claires, avec des objectifs : si vous voulez plus d’achats, le lui indiquer, et mettre en place un tracking qui lui permet de comprendre ce que vous voulez.
  3. De la matière pour qu’il comprenne qui vous ciblez, quelle est votre offre et ce que vous cherchez avec vos publicités, à travers les publicités elles-mêmes et les textes publicitaires.
  4. Le laisser tranquille : lui laisser à la fois suffisamment de budget et suffisamment de temps pour apprendre.

Ces quatre conditions résument tout ce qui précède. Quand une campagne ne décolle pas, c’est presque toujours l’une d’elles qui manque.

Voir ce passage dans la vidéo (08:57)

Ce qu’il faut retenir

  • Toutes les plateformes cherchent à prédire la probabilité de conversion de chaque personne face à chaque publicité, en quelques millisecondes.
  • Les enchères sont intelligentes : l’algorithme enchérit à votre place à partir de votre budget, de votre objectif et, éventuellement, d’un coût cible cohérent avec votre produit.
  • Trois sources de signaux : l’historique du compte, le contexte connu de la plateforme, les conversions que vous remontez.
  • Le tracking est ce qui permet de remonter les vraies conversions, y compris celles qui se concluent hors ligne.
  • L’algorithme cible mieux que vous si les créatives parlent d’elles-mêmes à la bonne personne.
  • Meta a besoin d’environ 50 conversions par semaine, Google de 30 à 50 par mois ; le volume compte plus que le temps, d’où les objectifs intermédiaires et la descente dans le tunnel.
  • Quatre conditions : assez de signaux, des indications claires, de la matière, du budget et du temps.

Les questions les plus fréquentes

Pourquoi mes résultats sont-ils mauvais les premiers jours ?

Parce que l’algorithme est en phase d’apprentissage et manque de données. Les premiers jours sont rarement représentatifs. Il faut lui laisser du budget et du temps avant de juger, et se demander si le test a été bien conçu.

Combien de conversions faut-il pour sortir de la phase d’apprentissage ?

Environ 50 conversions sur 7 jours sur Meta, et 30 à 50 conversions par mois sur Google. Si vous n’atteignez pas ce volume, choisissez un objectif intermédiaire comme les ajouts au panier ou les clics, puis descendez dans le tunnel.

Faut-il encore cibler manuellement les audiences ?

De moins en moins. Les plateformes ciblent automatiquement à partir des signaux et des créatives. Le travail consiste à leur fournir de bonnes publicités et de bonnes conversions plutôt qu’à microsegmenter.

Mes ventes se font hors ligne : l’algorithme peut-il les connaître ?

Seulement si vous les lui remontez. C’est le rôle du tracking, y compris pour des transactions conclues par téléphone ou en rendez-vous, comme la vente d’une maison.

Apprendre à nourrir les algorithmes : la formation Devenir Media Buyer

Cette leçon pose les bases. Les modules suivants de la formation entrent dans le détail du tracking, des objectifs de campagne, de la descente dans le tunnel et des modes automatisés de Meta et Google, avec des cas réels. Si vous souhaitez apprendre le métier de façon structurée, la formation Devenir Media Buyer présente le programme complet et les prochaines sessions.

Les autres vidéos de cette série sont regroupées dans la playlist Media Buying de la chaîne.

Claude : le guide pour débuter en 2026 (Chat, Cowork, Code)

Claude AI est un assistant d’intelligence artificielle, comparable à ChatGPT, qui se distingue par sa capacité à agir : avec Claude Cowork et Claude Code, l’IA exécute des tâches, se corrige et enchaîne les actions à votre place. Pour bien démarrer, il faut comprendre les trois modes, les formules d’abonnement et leurs limites, la différence avec le paiement à l’API, le format Markdown, le fichier CLAUDE.md et les interfaces disponibles. Ce guide reprend la leçon d’introduction, chapitre par chapitre, avec les chiffres donnés dans la vidéo.

Publié le 10 septembre 2026. Cet article accompagne la vidéo « Claude : le guide pour débuter en 2026 (Chat, Cowork, Code) » de la chaîne YouTube de Sébastien Rech, extraite de la formation Claude Code Impulsion.

Qu’est-ce que Claude et pourquoi parle-t-on d’agentique ?

Cette leçon est une introduction aux principes de base de Claude, de Claude Cowork et de Claude Code, pour que les modules et les techniques qui suivent dans la formation soient plus clairs.

Claude est un LLM, un grand modèle de langage : un assistant IA, une intelligence artificielle à la manière de ChatGPT, qui est le plus connu. À l’origine, Claude s’est démarqué par la rédaction de textes. Plus récemment, c’est son interface de code, Claude Code, qui a fait la différence, parce qu’elle permet de connecter des outils entre eux.

C’est Claude qui a démocratisé l’agentique, c’est-à-dire la partie agent : des agents qui effectuent des actions, qui se corrigent automatiquement et qui travaillent de façon autonome. C’est la force de Claude avec Cowork et Code : l’IA est capable de faire des actions et de prendre des décisions elle-même. Les résultats sont impressionnants. Des choses qui auraient pris des mois ou des années deviennent possibles en quelques minutes ou quelques heures grâce à Claude Cowork ou Claude Code.

Pour un media buyer, cela change la façon de créer des campagnes, de produire des visuels ou d’analyser un compte. Un exemple appliqué : relancer ses leads Meta Ads automatiquement avec Claude Code.

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Les trois modes de Claude : Chat, Cowork et Code

Quand vous utilisez Claude, trois fonctionnalités, trois modes, trois façons d’utiliser l’outil vous intéressent.

Le Chat. C’est tout simplement l’interface comme ChatGPT. Vous posez des questions, vous discutez, vous échangez, vous brainstormez. Le Chat est aussi capable d’effectuer quelques actions, mais de façon plus limitée. Il sert à toutes les questions du quotidien, aux stratégies, aux réflexions. C’est le mode par lequel commencent toutes les discussions, et globalement celui par lequel vous démarrerez.

Cowork. C’est une version simplifiée et automatisée de Claude Code, qui permet d’effectuer des tâches : créer des tableaux de bord, créer des campagnes automatiquement, créer des visuels de publicité, mettre en place des stratégies, faire des analyses concurrentielles. Il permet aussi de planifier des tâches, ce qu’ils appellent Scheduled, des tâches récurrentes : par exemple, tous les lundis, créer un visuel pour une publicité avec la date du jour ; tous les mardis, analyser les concurrents et lister les nouvelles publicités qu’ils ont lancées. C’est un agent simplifié, le mélange entre le Chat et Claude Code.

Claude Code. C’est la version la plus complète, la plus technique et la plus automatisée. Elle permet de connecter n’importe quelle plateforme en ligne, n’importe quel outil, et d’automatiser des actions. Elle permet aussi de collaborer en équipe sur différents projets, de créer des sites internet, de créer des campagnes de façon automatisée. C’est le choix ultime pour les media buyers qui veulent automatiser la création de centaines ou de milliers de campagnes, faire des audits et des analyses de manière automatique. Même si Cowork permet aussi de créer des campagnes et d’obtenir de très bons résultats rapidement, toutes les possibilités de l’outil sont intégrées à Claude Code : vous pouvez y faire n’importe quoi sans limitation, alors que Cowork a quelques limitations.

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Chat, Cowork ou Code : lequel utiliser et quand

Si l’on compare les trois modes, chacun a un terrain de jeu.

Le Chat est idéal pour brainstormer et rédiger des textes. Il s’utilise sur la version web de Claude AI, sur la version de bureau ou sur mobile, sur le téléphone comme sur l’ordinateur. Le travail en équipe reste limité : on peut partager des discussions, et c’est à peu près tout.

Cowork, la version simplifiée de Code, permet de créer des campagnes et de piloter des tableaux de tâches. C’est peut-être l’outil que vous utiliserez 80 % du temps. Son inconvénient : c’est plutôt un outil à utiliser en solo, qui convient si vous travaillez seul de votre côté, en freelance.

Code est la version la plus complète, peut-être la plus technique, mais elle permet de collaborer avec différentes personnes, de créer des SaaS, des logiciels, des outils, et de faire de l’automatisation en masse. Si vous voulez passer à l’échelle, développer votre activité, gérer plus de comptes et plus de campagnes, vous n’aurez aucune limitation sur Claude Code, et il vous permettra de travailler facilement en équipe.

Pour situer ces usages dans le quotidien d’un indépendant, notre FAQ sur le métier de media buyer freelance décrit les tâches qui reviennent chaque semaine.

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Les formules d’abonnement Claude : gratuit, Pro, Max

Il existe différentes formules, dont une formule gratuite. Avec elle, vous êtes limité : vous n’avez pas accès aux différents outils, Cowork et Code.

La première version qui intéresse un media buyer est Claude Pro, à 20 euros par mois. Elle permet de bénéficier de Claude Code, de gérer plusieurs clients et de démarrer son activité. La majorité des freelances en activité utilisent cette version.

Vous pouvez donc démarrer avec la version gratuite pour découvrir l’outil. Mais si vous travaillez réellement sur Claude, vous passerez rapidement sur les versions payantes.

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Plans Pro et Max : 20, 100 ou 200 euros par mois

Pro, à 20 euros. Cette formule débloque toutes les fonctionnalités de base, Cowork et Claude Code compris, et permet de commencer à travailler. C’est l’idéal pour les freelances qui démarrent leur activité.

Max, à 100 ou 200 euros par mois. C’est la version la plus utilisée si vous êtes réellement en activité, parce qu’elle fait gagner un temps considérable au quotidien pour créer des campagnes, créer des visuels, gérer les campagnes, faire des audits ou créer des sites internet. Pour les media buyers qui ont déjà plusieurs clients, c’est la formule adaptée. Vous passerez rapidement sur la version à 100 euros, et avec plusieurs projets en cours, tout aussi rapidement sur la version à 200 euros.

Sébastien utilise la version à 200 euros, sur laquelle il est passé très vite, et il la décrit comme l’outil le plus rentable de tout son business. La différence entre les versions à 100 et à 200 euros tient uniquement aux limites d’usage : la limite est vingt fois plus grande sur la version à 200 euros. Toutes les fonctionnalités sont incluses dans les deux cas.

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Abonnement ou paiement à l’API : quelle différence ?

À côté des abonnements existe le paiement à l’API, c’est-à-dire à l’usage, en pay as you go. C’est ce qui permet d’automatiser réellement un business : tout tourne en automatique. L’inconvénient, c’est que vous payez à l’API quel que soit votre forfait. Si vous faites beaucoup d’actions, cela peut coûter très cher. À l’inverse, créer quelques visuels en automatique coûte quelques centimes ou quelques euros. C’est par la consommation à l’API que la majorité de l’argent est gagnée par ces outils, avec des entreprises qui investissent des budgets très importants.

Dans la majorité des cas, un media buyer utilise son abonnement. Vous ne payez que le montant de votre abonnement, 20, 100 ou 200 euros, quel que soit votre usage.

Un exemple de consommation réelle, mesuré avec l’outil CC Usage (Claude Code Usage), qui affiche la consommation de Claude Code. Sur les 30 derniers jours, si tout était passé par l’API, la facture estimée aurait été de 2 576 dollars. Avec le plan à 200 euros, le coût réel est de 200 euros par mois. L’abonnement Max revient donc environ dix fois moins cher que l’API pour le même travail.

Le même outil affiche les limites. Par session, la jauge était à 22 %, avec une réinitialisation dans 2 h 28 : toutes les cinq heures, le compteur repart de zéro. Par semaine, la jauge était à 43 %, avec une réinitialisation dans trois jours. On peut donc abattre beaucoup de travail avec ce plan à 200 euros.

Ce que cela permet en pratique : Sébastien a pu créer des dizaines de logiciels, des sites internet, la plateforme de formation, et mettre à jour des milliers de campagnes, tous les jours. Les 200 euros du plan Max représentent potentiellement le travail d’une équipe de media buyers et de développeurs qui coûterait 10 000, 20 000 ou 50 000 euros par mois.

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Le format Markdown et les fichiers .md

En travaillant avec Claude, et notamment avec Claude Code, un format revient régulièrement : le .md. C’est tout simplement un format de fichier qu’on appelle Markdown. Dans un fichier .md, un dièse en haut marque un titre, des tirets marquent une liste, des astérisques marquent du gras. Ce fichier est interprété automatiquement par Claude Code.

Si l’on affiche un aperçu visualisé du même fichier, on obtient une page mise en forme, comme dans Notion ou dans les outils de traitement de texte. Ces outils reposent souvent sur du Markdown : le texte brut d’un côté, le rendu que nous voyons en tant qu’humains de l’autre, pour le même contenu.

Si vous voyez des fichiers .md, pas d’inquiétude : vous pouvez les modifier. C’est le langage utilisé par la plupart des agents, et son avantage est d’être très compréhensible. Ce n’est pas comme du code : tout le monde est capable de lire le texte brut. Vous rencontrerez des fichiers comme contexte.md ou CLAUDE.md. Un .md, c’est simplement du Markdown, un fichier compréhensible pour les agents et pour les humains.

Voir ce passage dans la vidéo (07:26)

Le fichier CLAUDE.md : la fiche de votre projet

Le seul fichier avec un nom imposé est CLAUDE.md. C’est la fiche qui décrit tout votre projet à Claude Code, et qu’il relit à chaque session.

À tout moment dans une conversation avec Claude, vous pouvez lui dire : « Est-ce que tu peux créer un fichier CLAUDE.md pour faire un résumé de tout ce projet, des règles, de ce qu’il faut faire et ne pas faire ? » Il est capable de le créer automatiquement. N’hésitez pas à le lui demander ; il est même possible qu’il en ait déjà créé un sans que vous le sachiez. Ce fichier est une fiche du projet, avec les différents documents utilisés, ce que vous voulez, vos objectifs.

Sur Internet, vous verrez toutes sortes de structures de fichiers, avec ia.md, contexte.md, readme.md. Retenez que le seul fichier imposé est CLAUDE.md, la fiche récapitulative du projet. Vous pouvez ensuite ajouter, par exemple, un sommaire.md qui détaille tous les autres fichiers d’un gros projet, et ainsi de suite. Il n’y a pas de limite. Rien de compliqué : le .md est du Markdown, et le seul fichier imposé par Claude Code est CLAUDE.md.

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Les interfaces : Claude AI, VS Code et le terminal

Plusieurs interfaces permettent d’utiliser Claude aujourd’hui.

Claude AI. C’est l’interface la plus connue, en application web, sur votre téléphone ou en application sur votre ordinateur. On y retrouve le Chat, Claude Cowork et Claude Code : tout est dedans, rien à installer à part l’application. C’est la solution clé en main la plus simple pour démarrer.

Les IDE. Ce sont, à l’origine, des outils faits pour développer et écrire du code, auxquels on ajoute des plugins et des extensions. L’IDE utilisé dans la formation est l’un des plus connus, open source et gratuit : VS Code. Vous l’installez sur votre ordinateur et vous ajoutez l’extension Claude Code, qui permet de tout gérer. Il n’y a pas besoin de savoir coder. L’intérêt d’un IDE comme VS Code, c’est d’organiser vos projets et vos fichiers, notamment pour les gros projets ou quand vous avez plusieurs clients. C’est une option qui s’offre à vous, et certaines leçons de la formation utilisent VS Code.

Le terminal. On le voit beaucoup sur Internet : ce sont les lignes de commande dans lesquelles on lance Claude Code. Il n’y a pas besoin de taper réellement des commandes : on parle avec Claude Code, et il comprend ce dont on a besoin. C’est la version centrale de Claude Code, celle dont tout est parti, avant que les versions Code et Cowork plus grand public soient développées. Mais elle n’est plus nécessaire aujourd’hui, parce que le terminal est directement intégré à Claude AI et à VS Code. Il n’y a donc pas besoin de se compliquer la vie avec le terminal, mais il existe.

Voir ce passage dans la vidéo (09:50)

À retenir de la leçon

Le résumé donné en fin de vidéo tient en cinq points. Un seul moteur, Claude, et trois modes, le Chat, Cowork et Code, qui agissent comme des agents en autonomie : Cowork est la version simplifiée, Claude Code la version avancée pour automatiser et collaborer. Le fichier CLAUDE.md est un fichier Markdown qui récapitule votre projet. Les interfaces sont Claude AI, les IDE comme VS Code, et le terminal. Côté prix, on peut commencer avec la version gratuite ou à 20 euros pour démarrer avec Claude Code, puis passer à 100 ou 200 euros avec plusieurs projets, et l’abonnement se distingue nettement de l’API.

Cette vidéo est une leçon d’introduction. Le module dédié à Claude Code montre ensuite concrètement comment l’utiliser pour gérer les campagnes au quotidien, créer des campagnes, faire des audits, analyser et créer des sites internet.

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Ce qu’il faut retenir

  • Un seul moteur, Claude, et trois modes : Chat pour discuter et rédiger, Cowork pour agir simplement, Code pour automatiser et collaborer.
  • Cowork couvre probablement 80 % des besoins d’un freelance qui travaille seul ; Code lève toutes les limites et permet le travail en équipe.
  • La formule gratuite n’inclut ni Cowork ni Code ; Pro à 20 euros les débloque ; Max à 100 ou 200 euros ne change que les limites d’usage, vingt fois plus élevées à 200 euros.
  • Sur 30 jours, le même travail aurait coûté 2 576 dollars à l’API contre 200 euros d’abonnement : environ dix fois moins cher.
  • Les limites se réinitialisent toutes les cinq heures, avec une jauge hebdomadaire en plus.
  • Le .md est du Markdown, lisible par les humains comme par les agents ; CLAUDE.md est le seul fichier imposé, relu à chaque session.
  • Claude AI suffit pour démarrer ; VS Code aide à organiser plusieurs projets ; le terminal n’est plus nécessaire.

Les questions les plus fréquentes

Faut-il savoir coder pour utiliser Claude Code ?

Non. On parle à Claude Code en langage naturel, il comprend le besoin et exécute. L’extension VS Code et l’application Claude AI s’utilisent sans écrire une ligne de code.

Quelle formule choisir pour commencer ?

Pro, à 20 euros par mois, suffit pour démarrer une activité et gérer plusieurs clients. Avec plusieurs projets en parallèle, le passage à Max (100 puis 200 euros) s’impose rapidement à cause des limites d’usage.

Quelle différence entre Max à 100 et Max à 200 euros ?

Uniquement les limites, vingt fois plus élevées sur la version à 200 euros. Les fonctionnalités sont les mêmes.

Où trouver le fichier CLAUDE.md ?

À la racine de votre projet. S’il n’existe pas, demandez à Claude de le créer en résumant le projet, ses règles et ses objectifs.

Apprendre à travailler avec Claude Code : la formation Claude Code Impulsion

Cette vidéo est une introduction. Les leçons suivantes montrent concrètement comment utiliser Claude pour gérer des campagnes au quotidien, créer des campagnes, réaliser des audits, analyser des comptes et construire des sites internet. Si vous souhaitez suivre ce parcours de façon structurée, la formation Claude Code Impulsion détaille le programme et les modalités d’accès.

Les autres vidéos sur le sujet sont regroupées dans la playlist Claude Code de la chaîne.

Media buying : le guide pour débuter en 2026

Le media buying, c’est la publicité en ligne : être visible auprès des bonnes personnes grâce aux plateformes publicitaires de Google, de Meta ou de TikTok, pour obtenir un résultat mesurable. Avant d’ouvrir un gestionnaire de publicités, il faut comprendre les trois familles de publicité, la logique pull ou push, les plateformes disponibles avec leurs budgets d’entrée, les canaux adaptés à chaque activité et les trois piliers d’une campagne. Ce guide reprend, chapitre par chapitre, la leçon d’introduction au media buying, avec les exemples et les chiffres donnés dans la vidéo.

Publié le 9 septembre 2026. Cet article accompagne la vidéo « Media buying : le guide pour débuter en 2026 » de la chaîne YouTube de Sébastien Rech, extraite de la formation Devenir Media Buyer.

Qu’est-ce que le media buying ?

Cette leçon est le cœur de la formation : elle pose tout le vocabulaire de la publicité en ligne, l’écosystème des plateformes et les bases de la stratégie. Elle commence par la définition.

Le media buying, concrètement, c’est la publicité en ligne. L’objectif est d’être visible auprès de personnes précises en utilisant les plateformes publicitaires mises à la disposition du public : Google Ads pour apparaître sur Google et sur YouTube, la plateforme de Meta pour apparaître sur Facebook et sur Instagram, et ainsi de suite.

La visibilité n’est jamais le but final. Le but est de diffuser un message auprès de la bonne personne, celle qui compose votre audience, afin de générer un résultat. Ce résultat peut être de la visibilité, un retour sur investissement, des ventes ou autre chose selon l’entreprise. C’est la finalité du media buying, de la publicité en ligne, et même du marketing d’une manière générale.

Si vous découvrez le métier lui-même, notre article Comprendre le métier de media buyer en 15 minutes complète cette définition avec les missions, les compétences et les débouchés.

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Les trois familles de publicité en ligne : search, social ads, display et native

La publicité en ligne se classe en trois grandes familles. La première est le search, ou SEA pour Search Engine Advertising, la publicité sur les moteurs de recherche. Le terme désigne traditionnellement la publicité sur Google, mais d’autres moteurs existent, comme Bing de Microsoft, et le concept est le même. La deuxième est le social ads, la publicité sur les réseaux sociaux : Facebook, Instagram, TikTok, LinkedIn, Pinterest. La troisième regroupe le display et le native : le display, ce sont les bannières publicitaires ; le native, ce sont les articles intégrés que vous voyez en bas des sites, sous les articles de blog. Les deux premières familles sont plus connues, mais la troisième reste une grande famille qui fonctionne aussi.

Le search. Son intérêt, c’est que l’intention est déjà là. La personne cherche un produit, elle a une question, une problématique ou un besoin. Le canal est puissant parce qu’on se positionne directement avec une solution. Vous cherchez un plombier à Paris parce que vous avez une fuite : il est facile pour le plombier de proposer son service, puisque vous êtes conscient du problème et que vous cherchez la solution. Exemple concret : vous tapez « plombier Lyon urgence » parce que vous avez une fuite en pleine nuit, vous voyez une annonce, vous cliquez. Ce type d’annonce convertit généralement bien. L’inconvénient, c’est la limite du volume de recherche : si personne ne cherche votre produit ou votre service, ou si la personne n’a même pas conscience du problème, vous ne serez pas visible.

Le social ads. Le but est d’arrêter les personnes qui sont en train de scroller, de consommer du contenu. Ici, vous créez l’intention : la personne n’est pas à la recherche de votre produit, elle regarde des vidéos liées à ses propres intérêts, et vous arrêtez sa navigation pour lui parler d’un problème et d’une solution. Exemple : un coach sportif. La personne scrolle, vous l’arrêtez pour lui dire qu’elle va pouvoir prendre du muscle ou perdre du poids. Elle ne cherchait pas de coach sportif, mais cela peut l’intéresser. Ce canal permet de faire du volume parce qu’on peut cibler beaucoup de personnes, mais ces personnes n’étaient pas forcément à la recherche du service, ni forcément intéressées.

Le display et le native. Ce sont les bannières publicitaires. L’avantage est de toucher énormément de monde : le réseau Display de Google diffuse sur des millions de sites rien qu’en France. Il permet de faire du volume, d’être visible un peu partout, et de faire du retargeting. Exemple : vous regardez des chaussures sur un magasin de vêtements en ligne, puis vous visitez d’autres sites et vous revoyez ces chaussures. Ce sont ces bannières. L’intérêt est visuel et la présence est très large, mais le taux de conversion est plus faible, puisque la personne n’est plus activement en train de chercher le produit. Cela reste intéressant dans certains cas, et beaucoup de campagnes de clients tournent en display ou en native.

Le native mérite un exemple. Sous les articles de blog que vous lisez, vous voyez du contenu sponsorisé, des guides, parfois des titres du style « Ce médecin a trouvé le miracle pour perdre du poids » avec la photo d’un citron ou d’un jus d’orange. La plupart des gens pensent que c’est une arnaque, mais c’est simplement la manière de faire sur ce type de publicité. Elle s’adresse souvent à des personnes plus âgées, de 50 ou 60 ans et plus, et elle fonctionne. Sur Instagram, la publicité a un format normal, celui que vous avez l’habitude de voir ; en native, le format paraît un peu bizarre, mais il est adapté à cette cible.

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Pull ou push : attirer le client ou aller le chercher

Une distinction importante traverse ces trois familles : le pull et le push.

Le pull, qu’on appelle inbound en anglais, c’est le client qui a un problème et qui vient à vous. Il cherche la solution, il vient vers vous. Vous ne créez pas le besoin : vous capturez le besoin, vous capturez la demande de la personne. C’est le search vu plus haut. On parle d’inbound marketing ou de pull : vous attirez le client à vous.

À l’inverse, le push, pousser, ou outbound, c’est aller vers le client. Vous ciblez un profil, par exemple les personnes intéressées par le sport ou par la technologie, et vous allez vers lui. Le volume est plus grand, mais, comme on l’a vu, le niveau de conversion est plus faible. Le social ads, le native et ce genre de plateformes relèvent du push.

Cette distinction explique pourquoi un même budget ne produit pas les mêmes résultats selon le canal, et pourquoi le choix de la plateforme dépend d’abord de l’existence ou non d’une demande.

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Les plateformes publicitaires : Meta, Google, TikTok, LinkedIn, native, Pinterest

La formation se concentre surtout sur Meta et sur Google, mais il faut connaître les différentes plateformes, leurs usages, leurs budgets et leurs spécificités.

Meta. C’est le groupe de Facebook et d’Instagram. Vous pouvez y faire de la publicité sur Facebook, sur Instagram, sur Messenger et vers WhatsApp. C’est un très grand réservoir d’audience, qui fonctionne globalement pour tous les types d’entreprises : e-commerce comme génération de leads, c’est-à-dire services, coaching, technologie, logiciels.

Google Ads. C’est peut-être la plus connue. Ce sont les annonces sponsorisées que vous voyez sur le moteur de recherche. Elle fonctionne plutôt pour le service et l’e-commerce, et peut-être moins pour le coaching, par exemple, où la personne n’est pas activement en train de chercher un coach sportif pour perdre du poids.

Pour ces deux plateformes, le budget minimum pour commencer est d’un euro par jour. En réalité, c’est un dollar, donc un peu moins d’un euro. À partir d’un euro par jour, vous pouvez faire de la publicité, sur une seule journée ou à l’année.

TikTok. La plateforme est en train de rattraper Meta et va sûrement le dépasser. Pour l’instant, TikTok fonctionne très bien en organique, un peu moins bien en publicité. L’audience est plus jeune, Gen Z et millennials, même si des personnes plus âgées arrivent. Elle est surtout utilisée pour l’e-commerce, pour les produits ou services un peu moins chers, et pour les applications mobiles peu chères. Spécificité : le minimum est de 20 euros par jour, ce qui place la barrière d’entrée plus haut. 20 euros par jour, c’est 600 euros pour un mois complet, même si l’on peut couper les campagnes. Le budget minimum est vingt fois supérieur à celui de Meta ou de Google.

LinkedIn Ads. C’est souvent une fausse bonne idée. Tout le monde veut aller sur LinkedIn parce qu’on y trouve des professionnels, des consultants, des entreprises, des décideurs. Dans la réalité, les coûts sont généralement plus élevés et il est difficile de convertir. Il existe des business pour lesquels la publicité sur LinkedIn fonctionne très bien, mais souvent, les clients veulent LinkedIn parce que leur cible est B2B, alors qu’en pratique on fait du Meta et du Google et on trouve ces gens sur Instagram ou sur Facebook. Ce sont des professionnels, mais le reste du temps, le midi, le soir, le week-end, ce sont des humains comme les autres, et ils vont sur Instagram, sur YouTube, sur TikTok. Il est parfois plus simple d’aller les capter là.

Native Ads. Les deux plateformes les plus courantes sont Taboola et Outbrain. Le minimum est de 10 euros par jour, comme pour LinkedIn.

Pinterest. Là aussi, souvent une fausse bonne idée. Ce sont les marques qui font de la publicité sur Pinterest : des marques qui ont un budget de communication à investir et qui ne cherchent pas forcément un gros retour sur investissement. Les grandes enseignes, avec des budgets marketing de plusieurs millions, y vont. Si vous êtes une TPE, une PME, un artisan ou un entrepreneur qui cherche un retour sur investissement, Pinterest risque d’être plus compliqué.

Pour comparer ces plateformes sur d’autres critères, notre comparateur de plateformes publicitaires est disponible.

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Quel canal publicitaire choisir selon votre activité

Ces recommandations viennent de l’accompagnement de plusieurs centaines de clients. En résumé, ça dépend, et il y a toujours des exceptions, mais d’une manière générale voici ce qui se vérifie.

  • Entreprises locales : plombier, avocat, coach, peintre, électricien, dentiste. Google Ads en search, sur le réseau de recherche, fonctionne très bien, parce que les gens connaissent le service, ont le besoin et font une recherche. Pour ces activités, on démarre souvent directement avec Google Ads.
  • E-commerce, la vente de produits sur Internet : Meta Ads fonctionne très bien, ainsi que Google Shopping et Performance Max. Cela dépend du produit. Pour des produits un peu gadgets, que les gens ne connaissent pas, il faut Meta Ads ou TikTok pour les mettre en avant, faire une démonstration et créer le besoin. Pour des produits assez classiques, Google fonctionne très bien, en Shopping et en Performance Max, même si le search peut aussi marcher. Google Shopping, c’est le format où l’on voit les photos des produits ; Performance Max est multiplateforme, à la fois YouTube, Shopping et le réseau de recherche.
  • Génération de leads, les entreprises B2B et les entreprises de services : Google Ads ou LinkedIn Ads.
  • SaaS, les logiciels et outils en ligne : on peut cumuler, cela fonctionne à peu près sur toutes les plateformes : Google en search, LinkedIn, Meta, et le retargeting, c’est-à-dire le reciblage, marche aussi très bien.
  • Infoproduits, les produits digitaux des formateurs, infopreneurs et coachs en ligne : Meta Ads est la plateforme de prédilection, avec YouTube Ads en second plan.
  • Applications : Meta, TikTok, Google, et Apple Search Ads, spécifique aux applications mobiles, pour être diffusé sur l’App Store.
  • Restaurants et événements locaux : cela peut fonctionner comme les services locaux, mais Meta Ads permet de promouvoir les plats d’un restaurant et de créer une émotion, de donner envie, avec des photos de cuisine, de pizzas ou de sushis. L’envie est visuelle et se déclenche dans le cerveau. Même chose pour un festival : on voit l’ambiance, et c’est le teaser qui convainc, alors que personne ne cherche un festival sur Google.

Ce sont des recommandations, pas des règles absolues. Tout est un système d’enchères. Pour un plombier à Paris, Google peut être très compliqué à cause de la concurrence, et on fera peut-être du Meta ; l’inverse vaut pour des villes de province. Il faut bien commencer quelque part, mais changer de plateforme en cours de route est normal.

Pour aller plus loin sur le cas des services locaux, lisez Google Ads pour les prestataires de services locaux.

Voir ce passage dans la vidéo (08:11)

Stratégie multiplateforme : par où commencer

L’erreur classique du débutant est de vouloir démarrer sur toutes les plateformes en même temps : TikTok, Google, LinkedIn. Le problème, c’est d’obtenir des résultats médiocres partout, parce que les efforts se dissipent. Le risque est double : perdre le client, et vous épuiser parce qu’il y a trop de choses à gérer.

La première chose à faire est de commencer avec une seule plateforme, puis de passer à une deuxième lorsque la première plafonne : vous n’arrivez plus à toucher plus de gens, vous augmentez les budgets sans que les performances augmentent, et vous avez potentiellement plus de budget à investir. Avec un petit budget, autant rester sur une seule plateforme. C’est quand le budget devient beaucoup plus important que la diversification devient intéressante.

Une stratégie intéressante consiste à combiner Google et Meta, dans un sens ou dans l’autre. Premier sens : vous commencez avec Google pour générer un trafic de qualité, des personnes qui cherchent par exemple un plombier à Paris. Grâce au retargeting, vous reciblez ensuite sur Meta les gens venus de Google, qui cherchaient donc un plombier. Meta devient vraiment intéressant, parce que le ciblage se rapproche de celui du search.

Deuxième sens : vous faites des publicités sur Meta et les personnes découvrent votre marque. Vous lancez alors une campagne de marque sur votre propre mot clé. Si vous travaillez chez Decathlon et que vous faites une grande campagne sur Meta, les gens en entendent parler, tapent Decathlon sur Google et y voient des annonces Decathlon en lien avec la campagne. On crée ainsi une association. Plus on avance, plus on a besoin de points de contact avec l’audience : en multipliant les plateformes, vous entrez dans l’esprit des consommateurs, et c’est comme cela qu’on obtient généralement de meilleurs résultats.

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La publicité est un amplificateur, pas un correctif

La publicité est un amplificateur : elle amplifie ce qui marche, mais aussi ce qui ne marche pas. Si vous avez un service qui répond à un vrai besoin, que les gens recherchent, avec des témoignages clients, un produit ou un service de qualité, la publicité amplifie tout cela : vous devenez visible auprès de nouvelles personnes et tout s’accélère. À l’inverse, si vous avez un produit e-commerce que personne ne veut, qui ne répond pas à un besoin, ou un service bancal, la publicité ne corrige pas ces problèmes. Au contraire, elle ne fait que les amplifier.

Certaines personnes pensent qu’en faisant de la publicité, on va pouvoir corriger ou masquer ce qui ne fonctionne pas en organique, sur le business lui-même. C’est totalement l’inverse.

Une des premières questions posées en appel à une entreprise qui veut faire de la publicité est : que vendez-vous déjà en organique ? Quels sont vos résultats, vos services, les retours clients ? Si la personne répond « non, justement, je ne vends pas, c’est pour ça que je veux faire de la publicité », c’est ce qu’on appelle un red flag, un signal d’alerte. Attention : si ça ne marche pas en organique, cela ne veut pas dire que ça ne marchera pas en publicité. Cela peut très bien fonctionner. Mais cela peut aussi vouloir dire qu’il n’y a pas de demande, et qu’il y a un problème à la base du business, sur l’offre et sur la demande.

Voir ce passage dans la vidéo (13:10)

Offre précise, promesse et bénéfice avant les caractéristiques

L’offre fait partie des trois grands principes. L’offre, c’est ce que vous vendez, votre produit ou votre service. Une mauvaise offre, c’est par exemple quelqu’un qui se décrit comme « professionnel du bâtiment » ou « professionnel du BTP ». C’est large, on ne sait pas exactement ce qu’il fait, s’il est électricien ou autre chose. La proposition de valeur est générique : une entreprise qui propose plein de choses, sans qu’on sache sa spécialité.

La bonne offre, au contraire, est précise : un service de plomberie d’urgence à Lyon. Le positionnement est local, sur Lyon, et sur un service précis, la plomberie d’urgence, avec des spécificités : intervention sous deux heures, devis affiché, moyens de paiement indiqués, avis clients visibles. Ces éléments rassurent et différencient. Si vous tombez sur ce type d’offre dans une publicité, elle vous parle tout de suite, et il y a des chances que vous fassiez appel à ce professionnel.

Le deuxième principe, c’est la promesse et le bénéfice plutôt que les caractéristiques du produit. On n’achète pas un produit pour ses caractéristiques, on achète ce qu’il permet de faire. L’exemple : personne, ou du moins pas la majorité des gens, n’achète une perceuse 18 volts. Ce que les gens veulent, c’est un trou dans le mur et une étagère posée dans la cuisine. La promesse, c’est ce résultat final, ce bénéfice. C’est cette étagère qu’on vend, et cela se traduit dans les publicités : vous montrez quelqu’un qui pose une étagère, ou le résultat, plutôt que la photo de la perceuse avec ses spécificités. Les caractéristiques peuvent intervenir dans un second temps, sur une fiche produit, pour parler de l’autonomie ou de la puissance. Mais ce qui génère des résultats, c’est le bénéfice.

Pour travailler cette question du message, notre article sur l’angle marketing détaille la méthode.

Voir ce passage dans la vidéo (14:25)

Les trois piliers d’une campagne : créative, audience, offre

Le troisième principe consiste à comprendre que toute campagne repose sur trois piliers : les créatives, l’audience et l’offre. Il faut créer une synergie entre ces trois points pour que vos publicités fonctionnent.

  • La créative, c’est l’aspect publicitaire : la vidéo, l’image, la bannière ou le texte.
  • L’offre, c’est ce que vous proposez, à quel prix, quel type de service ou de produit.
  • L’audience, c’est qui vous ciblez.

Si vous avez un bon produit et de bonnes publicités mais que vous ciblez la mauvaise personne, cela ne fonctionne pas : la personne n’est pas intéressée. Et inversement pour chaque pilier. Les trois éléments doivent être cohérents pour que la campagne fonctionne.

Voir ce passage dans la vidéo (16:01)

Le rôle réel du media buyer

La vraie mission du media buyer et du spécialiste en publicité est de comprendre le fonctionnement d’une entreprise, pas seulement de créer des campagnes ou des publicités. Il s’agit de s’intéresser au cœur du business : quelle est la cible ? Que propose-t-elle ? Pourquoi les personnes achètent-elles ? C’est en comprenant ce besoin qu’on construit une stratégie publicitaire qui y répond. C’est le cœur du métier.

Plus on avance, plus l’intelligence artificielle simplifie la partie technique. Cette base devient donc de plus en plus importante. C’est la base de tout : si elle n’est pas bonne, tout le reste ne fonctionnera pas.

Pour résumer les fondamentaux : il y a plusieurs familles de publicité, le search, le social ads, le display et le native ; deux grandes logiques, le pull pour attirer les personnes et le push pour aller vers elles ; la publicité est un amplificateur qui multiplie ce qui existe ; l’offre prime sur le canal, la promesse prime sur les caractéristiques du produit, et une campagne doit valider les trois piliers. Enfin, le media buyer comprend le fonctionnement de l’entreprise et structure ses campagnes à partir de ce besoin, et non l’inverse.

Voir ce passage dans la vidéo (17:21)

Ce qu’il faut retenir

  • Le media buying, c’est la publicité en ligne : diffuser un message auprès de la bonne personne pour obtenir un résultat.
  • Trois familles : le search (l’intention existe, le volume est limité), le social ads (on arrête le scroll et on crée l’intention), le display et le native (bannières et articles sponsorisés, gros volume, conversion plus faible).
  • Le pull capture une demande existante, le push va chercher un profil qui ne cherchait pas.
  • Meta et Google démarrent autour d’un euro par jour, TikTok à 20 euros, LinkedIn et le native à 10 euros ; LinkedIn et Pinterest sont souvent de fausses bonnes idées.
  • Une seule plateforme au départ, une deuxième quand la première plafonne ; Google et Meta se combinent bien dans les deux sens.
  • La publicité est un amplificateur : elle ne corrige ni une offre floue ni un produit sans demande.
  • Une offre précise, une promesse centrée sur le bénéfice, et trois piliers cohérents : créative, audience, offre.

Les questions les plus fréquentes

Quel budget minimum pour commencer la publicité en ligne ?

Sur Meta et Google Ads, on peut démarrer à partir d’un euro par jour environ, sur une journée ou à l’année. TikTok impose 20 euros par jour, soit 600 euros pour un mois complet. LinkedIn et les plateformes native comme Taboola ou Outbrain demandent 10 euros par jour.

Faut-il lancer plusieurs plateformes en même temps ?

Non. Commencez par une seule, puis ajoutez-en une deuxième lorsque la première plafonne et que vous avez du budget supplémentaire à investir. Démarrer partout dilue les efforts et donne des résultats médiocres.

La publicité peut-elle faire vendre un produit qui ne se vend pas en organique ?

Ce n’est pas exclu, mais c’est un signal d’alerte. La publicité amplifie ce qui existe. Si rien ne se vend en organique, il faut d’abord vérifier qu’il y a une demande et que l’offre est claire.

LinkedIn Ads est-il indispensable pour une cible B2B ?

Rarement. Les coûts y sont plus élevés et la conversion difficile. Les professionnels sont aussi sur Instagram, Facebook et YouTube le midi, le soir et le week-end, où il est souvent plus simple de les toucher avec Meta et Google.

Apprendre le media buying avec la formation Devenir Media Buyer

Cette vidéo est la première leçon des fondamentaux. Les leçons suivantes de la formation détaillent chaque plateforme, le tracking, la création de campagnes et l’analyse des résultats, avec des cas réels et un accompagnement en groupe. Si vous souhaitez apprendre le métier de façon structurée, la formation Devenir Media Buyer présente le programme complet, les prochaines sessions et les modalités de financement.

Les autres vidéos de cette série sont regroupées dans la playlist Media Buying de la chaîne.

Relancer ses leads Meta Ads automatiquement avec Claude Code et Brevo

Comment utiliser Claude Code et Brevo pour relancer automatiquement vos leads Meta Ads avec des séquences email personnalisées, un CRM et un système de scoring.

Pourquoi relancer vos leads rapidement ?

78% des clients achètent auprès de l’entreprise qui répond en premier. Répondre en moins de 5 minutes à un prospect multiplie par 21 les chances d’obtenir une réponse. Si vous faites de la publicité en ligne sans système de relance automatique, vous laissez la majorité de vos prospects à vos concurrents.

Dans cette vidéo, on met en place un système complet : formulaire Meta Ads, synchronisation avec Brevo, création automatique de séquences email via Claude Code, et scoring des prospects pour prioriser les relances.

Les 4 étapes du système

  • Configurer le formulaire instantané Meta Ads avec des questions de qualification
  • Synchroniser Meta Ads avec Brevo pour récupérer automatiquement les leads
  • Créer les séquences email avec Claude Code (listes, templates, pipeline CRM)
  • Mettre en place le scoring et les automatisations pour identifier les meilleurs prospects

Étape 1 : configurer le formulaire Meta Ads

La première étape consiste à créer un formulaire instantané dans votre campagne Meta Ads. Ce type de formulaire est le plus utilisé pour générer des leads, que vous soyez agence, freelance ou entrepreneur.

Créer le formulaire

Dans votre campagne Meta (objectif Prospect), sélectionnez « Formulaire instantané » comme lieu de conversion. Créez un nouveau formulaire ou dupliquez un formulaire existant. Pour le type, sélectionnez « Volume élevé » pour maximiser le nombre de leads. Laissez la diffusion flexible sur « Optimiser » pour que Meta fasse les ajustements automatiquement.

Ajouter des questions de qualification

En plus des coordonnées classiques (nom, email, téléphone), ajoutez des questions qui vous permettront de qualifier vos prospects. Par exemple :

  • Question 1 : « Faites-vous déjà de la publicité en ligne ? » (choix multiple : oui / non)
  • Question 2 : « Quel est votre budget publicitaire mensuel ? » (choix multiple : moins de 5 000 € / plus de 5 000 €)

Ces réponses serviront à adapter les séquences email et à scorer les prospects dans Brevo.

Configurer la logique conditionnelle

La logique conditionnelle permet de créer un parcours adapté. Si la personne répond « Non » à la première question, elle est envoyée directement à la page de fin du formulaire. Si elle répond « Oui », elle est redirigée vers la question suivante sur le budget. Dans les deux cas, les données sont envoyées vers votre CRM.

Pour l’email, ajoutez-le dans les champs de contact et mettez-le en obligatoire. Le numéro de téléphone peut rester facultatif.

Étape 2 : synchroniser Meta Ads avec Brevo

Brevo est un CRM tout-en-un pour gérer votre marketing, vos emails, vos prospects et vos rendez-vous. La synchronisation avec Meta Ads permet d’envoyer automatiquement chaque nouveau lead dans Brevo.

Connecter Meta Ads à Brevo

  • Dans Brevo, cliquez sur votre nom en haut à droite, puis sur Intégrations
  • Recherchez « Meta » dans la liste et cliquez sur Configurer l’intégration
  • Sélectionnez l’option Synchroniser les prospects (pas les audiences)
  • Connectez votre compte Meta et sélectionnez votre page Facebook
  • Choisissez votre formulaire et associez-le à une liste de contacts Brevo

Mapper les champs

Associez chaque question du formulaire à un attribut Brevo :

  • « Faites-vous de la publicité en ligne ? » : créez un attribut « fait_de_la_pub » de type booléen (vrai/faux)
  • « Budget publicitaire mensuel » : créez un attribut « budget_pub » de type texte
  • Nom complet : créez un attribut « nom_complet » de type texte (les champs Brevo de base sont prénom/nom séparés)
  • Email : mappez vers le champ email existant
  • Téléphone : mappez vers le numéro de téléphone

Cliquez sur « Enregistrer et activer ». À partir de ce moment, chaque nouveau lead Meta arrive automatiquement dans Brevo avec toutes ses informations.

Étape 3 : créer les séquences email avec Claude Code

Claude Code permet de créer automatiquement vos listes de contacts, templates email et pipeline CRM via l’API Brevo. Vous pouvez générer des dizaines de mails en quelques minutes.

Connecter Claude Code à Brevo

Pour utiliser Claude Code avec l’API Brevo :

  • Dans Brevo, allez dans Paramètres > SMTP et API > Clés API
  • Générez une nouvelle clé API et cochez l’option MCP
  • Copiez la clé et transmettez-la à Claude Code (ne la partagez jamais publiquement)

Une fois connecté, Claude Code peut gérer vos contacts, campagnes, emails et templates directement.

Créer les listes de contacts

Demandez à Claude Code de créer vos listes. Par exemple : une liste « Lead Meta » pour les prospects, une liste « Rendez-vous » pour les personnes qualifiées, et une liste « Client » pour les clients signés. Claude Code les crée en quelques secondes et peut les organiser dans les bons dossiers Brevo.

Générer les templates email

Dans la vidéo, on crée deux séquences de deux emails chacune :

  • Séquence 1 (ne fait pas de publicité) : email de confirmation immédiat + email de relance à J+3
  • Séquence 2 (fait déjà de la publicité) : email de confirmation immédiat + email de relance à J+2

Claude Code génère les templates en HTML avec les variables (prénom, lien d’inscription), les objets d’email et les calls to action. Vous les retrouvez ensuite dans Marketing > Templates sur Brevo. Vous pouvez demander 10, 20 ou même 30 emails. Une fois que Claude Code a compris votre style, il reproduit le format sans erreur.

Étape 4 : configurer les automatisations et le scoring

Créer l’automatisation d’envoi

Dans Brevo, allez dans Automatisation > Scénarios et créez une automatisation depuis zéro :

  • Déclencheur : « Quand un contact est ajouté à une liste » (sélectionnez votre liste Lead Meta)
  • Branche conditionnelle : si l’attribut « fait_de_la_pub » est faux, le prospect suit la Séquence 1. Sinon, il suit la Séquence 2
  • Séquence 1 : envoi immédiat du template Email 1 + délai de 3 jours + envoi du template Email 2
  • Séquence 2 : envoi immédiat du template Email 1 + délai de 2 jours + envoi du template Email 2

Pour chaque envoi, sélectionnez « Créer un nouveau message » puis choisissez le template généré par Claude Code. Vous pouvez prévisualiser chaque email avant de valider.

Mettre en place le scoring

Le scoring attribue des points à chaque prospect en fonction de ses réponses pour identifier les plus intéressants. Commencez par créer un attribut « score » de type nombre dans Paramètres > Attributs des contacts (pas texte, sinon les additions ne fonctionneront pas).

Créez ensuite une automatisation dédiée au scoring :

  • Nouveau prospect : +5 points
  • Fait de la publicité : +15 points
  • Budget supérieur à 5 000 € : +25 points

Pour chaque étape, utilisez l’action « Mettre à jour un attribut de contact », sélectionnez le champ « score » et choisissez « Ajouter » (pas « Remplacer »). De cette façon, les points s’accumulent.

Exploiter le scoring au quotidien

Dans la vue Contacts de Brevo, ajoutez la colonne « score » pour voir le score de chaque prospect. Filtrez par score décroissant pour identifier les leads les plus qualifiés. Vous pouvez aussi créer un segment « Prospect score supérieur à 15 » pour retrouver facilement vos meilleurs leads.

Créer un pipeline CRM

Pour suivre vos prospects dans un pipeline visuel, allez dans CRM > Opportunités. Vous pouvez demander à Claude Code de créer le pipeline automatiquement ou le faire manuellement dans les paramètres.

Un pipeline type pour la génération de leads :

  • Nouveau prospect : le lead vient de remplir le formulaire
  • Qualifié : le prospect correspond à vos critères (fait de la pub, budget suffisant)
  • Rendez-vous 1 : premier appel ou visio effectué
  • Rendez-vous 2 : deuxième échange pour conclure
  • Client signé : contrat validé
  • Non signé : le prospect n’a pas donné suite

Vous pouvez automatiser le déplacement des prospects dans le pipeline. Par exemple, si un prospect répond « budget supérieur à 5 000 € », il est automatiquement placé dans la colonne « Qualifié » via une action « Créer une opportunité » dans votre automatisation de scoring.

Ce qu’il faut retenir

  • Un formulaire Meta Ads avec des questions de qualification est la base d’un bon système de relance
  • La synchronisation Meta Ads / Brevo envoie automatiquement chaque lead dans votre CRM
  • Claude Code permet de créer vos séquences email, listes et pipeline CRM en quelques minutes via l’API Brevo
  • Le scoring identifie les prospects les plus intéressants pour prioriser vos relances
  • Les automatisations Brevo gèrent l’envoi des emails et le scoring sans intervention manuelle

Devenir Media Buyer en 3 mois (Interview de Vincent)

Vincent, Media Buyer freelance depuis 5 mois, vient d’atteindre 10 000 euros de chiffre d’affaires mensuel. Dans cette interview, il partage les coulisses de son parcours : de salarié en entreprise à freelance à l’île Maurice, en passant par le programme impulsion.com.

Le parcours de Vincent

Vincent cumule 9 ans d’expérience dans le e-commerce et l’acquisition en ligne. Après une école de commerce, il a passé 4 ans dans un cabinet de conseil spécialisé en data (Google Analytics), avant de se tourner vers l’acquisition publicitaire. Il a ensuite rejoint un seller Amazon à l’île Maurice pendant 4 ans, où il gérait la publicité en ligne et une équipe de brand managers.

Malgré son expérience, le passage au freelance lui semblait difficile. Quelques clients obtenus via LinkedIn et le bouche-à-oreille, mais rien de structuré. C’est la rencontre avec l’équipe impulsion.com lors d’une compétition de kitesurf à Maurice qui a déclenché le déclic.

Pourquoi rejoindre un programme d’accompagnement ?

Vincent admet avoir eu des réticences au départ, comme beaucoup : le coût, la question de l’ego (« pourquoi je ne serais pas capable de le faire seul ? »). Ce qui l’a convaincu :

  • L’aspect humain : le feeling avec l’équipe et les valeurs partagées
  • Les retours d’autres participants : il connaissait des personnes ayant suivi le programme
  • L’apport d’affaires : la mise en contact avec des clients dès le début
  • L’exemple de son entourage : un ami qui avait tout quitté pour se lancer dans l’influence (Clem qui court) et qui avait réussi

La chronologie du lancement

  • Mois 1-2 : formation en parallèle du CDI, travail le midi, le soir et le weekend
  • 3 semaines après le début : signature du premier client via le programme
  • Mois 3 : revenus suffisants pour couvrir les charges fixes (loyer, etc.)
  • Mois 4 : revenus équivalents au salaire en CDI
  • Mois 5 : 10 000 euros de CA mensuel. Démission posée, passage à mi-temps pour assurer la transition

Dès la première semaine, les premiers contacts avec des prospects ont eu lieu. Le premier client a été signé en 3 semaines.

Comment trouver des clients en freelance

Vincent n’a jamais eu besoin de démarcher activement. Sa stratégie repose sur trois piliers :

1. LinkedIn

  • Un post par semaine, authentique et à valeur ajoutée
  • Profil optimisé avec l’aide de spécialistes
  • Résultat : 2 à 3 prospects par semaine en inbound
  • Les commentaires sous les posts d’autres personnes génèrent aussi des opportunités

2. Le bouche-à-oreille

  • Des clients satisfaits qui recommandent à leur réseau
  • Un premier petit client qui mène à un gros contrat via recommandation

3. Le réseau (networking)

  • Rencontres lors d’événements
  • Discussions désintéressées avec d’autres entrepreneurs et freelances
  • Partenariats naturels avec des profils complémentaires (ex : gestion de compte Amazon + acquisition)

Le modèle récurrent

Avantage majeur du métier : tous les clients signés depuis le début sont toujours là. Le modèle est basé sur des prestations mensuelles sans engagement, et les clients restent car ils voient les résultats.

La diversité des clients

Vincent travaille avec des profils très variés :

  • Immobilier : agent immobilier
  • Formation : organisme de formation
  • E-commerce : marques avec des paniers de 40 à plusieurs centaines d’euros
  • Santé : chiropracteur, thérapeute
  • Grands groupes : Bioderma (groupe Naos)

Il commence à réfléchir à se positionner sur une niche pour monter en valeur et en efficacité.

L’état d’esprit : la clé du succès

Vincent insiste sur l’importance du mindset. Ce qui l’a aidé :

  • Lectures : « Think and Grow Rich » de Napoleon Hill. Une anecdote du livre sur un mineur qui abandonne à quelques mètres de l’or l’a poussé à poser sa démission
  • Podcasts : Silicon Carne, pour l’inspiration et l’état d’esprit des entrepreneurs qui ont réussi
  • Le changement de perspective : passer du « comment je vais trouver des clients ? » à « comment me positionner pour attirer les bons clients ? »

Les conseils de Vincent

Pour ceux qui veulent se lancer

  • Commencer en parallèle de son emploi, même si c’est intense
  • Accepter des premiers clients à prix réduit pour gagner en confiance et en expérience
  • Communiquer : être visible sur LinkedIn ouvre des portes insoupçonnées
  • S’adapter à chaque client : il n’existe pas de template universel, chaque entreprise est différente

Pour en savoir plus sur les questions pratiques du freelancing, consultez notre FAQ Media Buyer freelance et notre article Comprendre le métier de Media Buyer en 15 minutes.

Sur le marché en 2026

  • Le marché de la publicité en ligne est énorme et en pleine évolution
  • L’IA ne remplace pas les Media Buyers, elle est un outil complémentaire
  • De plus en plus d’entreprises se tournent vers des freelances plutôt que des agences
  • Nouvelles plateformes publicitaires à venir (ChatGPT Ads, Google AI Preview)

Sur l’utilisation de l’IA

  • Les LLM (ChatGPT, Claude) sont devenus des outils indispensables au quotidien
  • En freelance, l’IA remplace le collègue expert vers qui on ne peut plus se tourner
  • Les agents IA commencent à transformer l’organisation du travail. Pour automatiser vos workflows, découvrez notre formation n8n.

Le mot de la fin

« Le marché est là, il est énorme. Tout le monde a besoin de publicité en ligne. Les cartes sont rebattues avec l’IA. C’est le moment de se lancer. »

Vincent recommande de ne pas attendre d’être prêt à 100 %, de se confronter au marché rapidement, et de miser sur l’adaptabilité et la communication.

Fin des annonces d’appel Google Ads : calendrier, alternatives et opportunités

Introduction

Google a annoncé des changements majeurs qui touchent les indépendants, artisans et entreprises locales : la suppression des annonces d’appel (call-only ads). Ces publicités permettaient aux entreprises de se promouvoir sur Google en mettant en avant un numéro de téléphone, sans nécessiter de site web . particulièrement précieux pour les plombiers, électriciens, services d’urgence, taxis, VTC et toute activité nécessitant une réponse rapide.

Calendrier de suppression des annonces d’appel Google Ads

Février 2026 : fin de la création

À partir de février 2026, la création de nouvelles annonces d’appel devient impossible. Les entreprises sans campagnes existantes devront explorer des formats alternatifs.

Février 2027 : fin de la diffusion

La date critique arrive en février 2027, quand les annonces d’appel existantes cesseront de recevoir des impressions. Une fenêtre stratégique d’environ 12 mois reste pour ceux qui lancent des campagnes maintenant.

Créer des annonces d’appel aujourd’hui offre un avantage concurrentiel, car les concurrents qui tardent perdront l’accès à ce format simple et direct.

Pourquoi les annonces d’appel Google Ads étaient efficaces

Les points forts pour les entreprises locales :

  • Appels directs depuis Google sans nécessiter de site web ni de landing page
  • Accessibilité ne nécessitant qu’un numéro de téléphone et un texte d’annonce
  • Idéal pour les services urgents (plombiers, électriciens, taxis, VTC)
  • Coûts réduits en éliminant les tunnels de conversion et le développement web

Pour les professionnels de l’urgence et de la réponse rapide, cela fournissait exactement ce dont les prospects avaient besoin : cliquer et appeler.

Quelles alternatives après la fin des annonces d’appel ?

Google remplace les annonces d’appel par les annonces responsives sur le Réseau de Recherche (RSA). La différence majeure : ces formats nécessitent un site web et la mise en place du suivi des conversions.

Prérequis des RSA :

  • Site web avec landing page optimisée
  • Configuration de Google Tag Manager et GA4
  • Suivi des conversions pour les appels et formulaires
  • Objectifs définis dans Google Ads

Cela demande une complexité technique accrue, davantage d’efforts de configuration et généralement des coûts plus élevés. Les entreprises non préparées risquent une perte de visibilité.

Comment créer une annonce d’appel Google Ads avant février 2027

Étapes clés :

  1. Créer une campagne sur le Réseau de Recherche dans Google Ads
  2. Sélectionner l’objectif « appel téléphonique »
  3. Entrer le numéro de téléphone, la zone géographique et le texte d’annonce
  4. Désactiver les réseaux partenaires pour une visibilité uniquement sur la recherche
  5. Cibler par ville ou rayon correspondant à vos zones de service

Pas de site web requis ?

Bien qu’une URL finale soit recommandée, elle n’est pas obligatoire. Lancez ce type de publicité sans site web si votre numéro apparaît en ligne (Google My Business, Facebook) à des fins de vérification.

Profiter de cette fenêtre stratégique

Le temps est compté pour ce format simple et rentable. Créer des annonces d’appel maintenant permet de continuer à recevoir des appels jusqu’en février 2027, même après la fermeture de la création de nouvelles annonces.

Cette période de transition représente la poussée de Google vers des stratégies plus complètes : sites web, suivi des conversions, approches de marketing digital structurées. Anticiper cette évolution offre des avantages concurrentiels à long terme. Si vous envisagez de diversifier vos canaux, Microsoft Ads représente une alternative search intéressante.

En résumé

  • Créez vos annonces d’appel maintenant pour en profiter jusqu’en février 2027
  • Préparez la transition vers les annonces responsives (RSA)
  • Mettez en place le tracking GTM et GA4 dès maintenant
  • Construisez votre présence en ligne pour assurer la pérennité après la transition

Meta Ads en 2026 : guide complet pour comprendre et performer

La publicité numérique connaît une transformation majeure. Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle généralisée et la mise à jour Andromède de Meta, les stratégies traditionnelles basées sur le micro-ciblage et les réglages manuels deviennent obsolètes. La performance dépend désormais de la qualité créative, de la donnée et de la capacité algorithmique à apprendre.

Comment fonctionne l’algorithme Meta Ads en 2026

Meta Ads repose sur un système d’enchères en temps réel. À chaque interaction utilisateur sur Instagram, Facebook ou le fil d’actualité, des milliers d’annonceurs entrent en concurrence.

L’équilibre pertinence / budget

Meta cherche à équilibrer le budget de l’annonceur avec la pertinence pour l’utilisateur. Les publicités intéressantes maintiennent les utilisateurs sur la plateforme. La qualité du message est donc aussi importante que le budget.

Le CPM (coût pour mille impressions) varie continuellement selon la concurrence, la saisonnalité et la demande publicitaire.

Machine learning et signaux de conversion

L’algorithme apprend constamment. Plus l’investissement augmente, plus il collecte de données et identifie les profils convertisseurs. Le rôle de l’annonceur consiste à fournir les bons signaux :

  • Créatives : visuels, vidéos, messages publicitaires
  • Budget : suffisant pour générer des conversions
  • Événements de conversion : achats, leads, ajouts au panier
  • Data du site : via le Pixel Meta, indispensable pour connecter le site à Meta

Sans données, l’algorithme est aveugle. Le Pixel permet de signaler les visites, ajouts au panier et achats. Sans ce pont, Meta ne peut pas optimiser les campagnes. Pour renforcer la qualité des données remontées, le Meta Signals Gateway permet de contourner les blocages liés aux ad blockers.

Attribution Meta Ads : comment lire les chiffres

Les chiffres affichés dans Meta Ads ne représentent pas une vérité absolue. Meta utilise une fenêtre d’attribution pouvant s’étendre jusqu’à sept jours après un clic ou une vue. Meta peut s’attribuer une vente même si l’utilisateur est revenu via Google ou un autre canal. Depuis mars 2026, Meta a d’ailleurs modifié son modèle d’attribution pour plus de transparence.

Les données doivent toujours être recoupées avec votre back-office, votre CRM ou votre outil de paiement. Les chiffres de Meta constituent des indicateurs, non une vérité comptable. Google Analytics 4 reste un outil essentiel pour croiser les données.

Pourquoi la créative est devenue le ciblage sur Meta

En 2026, ce ne sont plus les audiences qui effectuent le ciblage, mais les publicités elles-mêmes. L’algorithme analyse le contenu vidéo ou image pour déterminer son audience cible. Il détecte :

  • Le langage et le ton utilisé
  • Les thèmes et images présents
  • Les émotions et intentions véhiculées

Le visuel, le message, le ton et l’angle marketing déterminent à qui Meta va montrer votre publicité. Le rôle publicitaire n’est pas de vendre directement, mais de vendre le clic. C’est la page de destination qui transforme ce clic en client.

Budget minimum et logique d’investissement Meta Ads

Le budget n’est pas une dépense mais du carburant pour l’algorithme. Meta recommande environ 50 conversions par semaine pour un fonctionnement optimal.

Comment démarrer

  • Budget de test : 15 à 20€/jour pour obtenir les premiers signaux
  • Objectif initial : comprendre ce qui fonctionne (messages, créatives, angles)
  • Scaling progressif : augmenter une fois les combinaisons gagnantes identifiées

La publicité est un amplificateur. Si votre offre est mauvaise, elle amplifie l’échec.

Structure de campagne Meta Ads : les 3 niveaux

Une campagne Meta Ads repose sur trois niveaux :

  1. Campagne : l’objectif global (ventes, prospects, trafic)
  2. Ensemble de publicités : budget, placements, paramètres de diffusion
  3. Publicité : la créative, le texte et le message

Meta pousse vers des structures simples avec des campagnes consolidées. Trop de segmentation empêche l’algorithme de collecter suffisamment de données. Plus les budgets sont regroupés, plus l’IA apprend efficacement.

Angles marketing : comment tester ses messages publicitaires

Un même produit peut être vendu de multiples façons. Chaque approche constitue un angle marketing. Exemple pour un matelas :

  • Solution contre le mal de dos
  • Moyen de mieux dormir
  • Technologie avancée
  • Solution pour les couples

L’IA permet de générer rapidement des idées d’angles, mais les tests en campagne réelle déterminent ce qui performe.

Fatigue publicitaire : renouveler ses créatives Meta Ads

Les publicités ne durent plus des mois. Plus le budget augmente et plus l’audience se restreint, plus la fatigue arrive rapidement. Il faut produire régulièrement de nouvelles créatives pour nourrir l’algorithme.

Vidéo vs image

  • Vidéo : idéale pour expliquer et créer de la confiance
  • Image : rapide, efficace, parfaite pour tester les messages ou effectuer du retargeting

Le format est moins important que le message. Ce qui compte, c’est la pertinence de l’angle.

Meta Andromède : le nouveau cerveau publicitaire

Andromède est la mise à jour majeure de l’IA publicitaire Meta. Elle permet à l’algorithme de comprendre le contenu des publicités et d’optimiser automatiquement les audiences, budgets et placements.

Les réglages techniques excessifs deviennent contre-productifs. L’IA a besoin de données, de simplicité et de liberté exploratoire. Le futur de Meta Ads repose sur :

  • Des campagnes simples avec des objectifs clairs
  • Une grande diversité de créatives réellement différentes
  • De vrais tests de concepts, pas des variations mineures

Réussir sur Meta Ads en 2026 : ce qu’il faut retenir

La performance ne se joue plus dans les menus du gestionnaire de publicité, mais dans les fondations commerciales :

  • Une bonne offre répondant à un vrai besoin
  • Une compréhension fine du client idéal
  • Des messages clairs testés régulièrement
  • Un tracking fiable pour alimenter l’algorithme en données

Plus vous nourrissez Meta avec de la bonne data, des créatives variées et un budget cohérent, plus il devient puissant. Pour ne rien oublier avant de lancer vos campagnes, utilisez notre checklist Meta Ads avant lancement. Et pour configurer votre tracking proprement, suivez notre guide GTM.

Devenir media buyer freelance : FAQ complète (clients, tarifs, compétences)

Le métier de Media Buyer attire de nombreuses personnes cherchant l’indépendance et la variété. Cet article répond aux questions récurrentes : compétences nécessaires, spécialisation, acquisition de clients, tarification, état du marché, organisation et risques. Pour une vue d’ensemble du métier, consultez d’abord notre article Comprendre le métier de Media Buyer en 15 minutes.

Qu’est-ce qu’un Media Buyer freelance ?

Le Media Buying consiste à piloter des campagnes publicitaires en ligne pour générer des résultats concrets : ventes, leads, rendez-vous, trafic qualifié, notoriété. Le cœur du métier repose sur l’analyse, les tests, l’optimisation et la stratégie d’acquisition. La publicité fonctionne comme un « amplificateur » : elle accélère la croissance quand l’offre, le marché et le positionnement sont solides, mais révèle rapidement les faiblesses quand tout est fragile.

Media Buyer : faut-il créer les visuels et vidéos ?

Les visuels statiques

Au démarrage, produire des visuels simples aide réellement. Il n’est pas indispensable d’être designer : l’objectif est de mettre en ligne des créations propres, lisibles et cohérentes, capables de générer des performances. Les templates, l’adaptation de chartes graphiques et la structuration de messages clairs suffisent souvent.

La vidéo

La création vidéo demande plus de technique et de temps. En freelance, il est généralement plus efficace d’apprendre à gérer des visuels basiques, puis de déléguer la vidéo quand l’activité le permet. Point clé : les créas les plus performantes sont souvent les plus simples. L’erreur typique des débutants consiste à vouloir faire trop complexe au détriment de la clarté.

Se spécialiser ou rester généraliste en Media Buying ?

La spécialisation dépend fortement du parcours. Quand une expérience existe déjà sur une plateforme (Meta Ads, Google Ads, TikTok Ads) ou dans un secteur (e-commerce, prestation locale, B2B), il est logique de s’en servir.

En début d’activité, une approche pragmatique fonctionne souvent mieux :

  1. Se spécialiser sur les plateformes utiles pour les projets disponibles
  2. Construire une première étude de cas avec témoignage et résultats
  3. Utiliser cette preuve pour prospecter des entreprises similaires

Une autre voie : la spécialisation par passion. Quand un univers est très précis, le positionnement devient distinctif et la prospection peut être étonnamment efficace.

Faut-il investir son propre argent dans les publicités ?

Dans l’immense majorité des cas, non. En prestation classique, c’est l’entreprise cliente qui paie les dépenses publicitaires. Le Media Buyer gère les campagnes, mais ne finance pas le budget.

L’exception concerne des modèles spécifiques comme la revente de leads, où l’indépendant finance les publicités pour générer des prospects, puis les revend. C’est un modèle plus risqué, généralement déconseillé aux débutants.

Trouver son premier client en Media Buying sans expérience

Beaucoup de profils ont déjà un minimum de bagage : stage, alternance, mission, expérience marketing. Même courte, cette expérience crée un point d’entrée.

Les leviers concrets :

  • Le réseau . Recontacter d’anciens collègues, demander des mises en relation. La plupart des entreprises cherchent à obtenir plus de clients.
  • Proposer une solution orientée résultats . « Plus de demandes de devis », « plus de rendez-vous ». L’offre devient immédiatement compréhensible.
  • Travailler gratuitement au début . Sur 1 à 2 projets, pour construire un dossier solide rapidement.

Après plusieurs cas concrets, il devient beaucoup plus facile de facturer. La progression tarifaire doit rester cohérente : monter en puissance étape par étape. Pour un retour d’expérience concret, découvrez l’interview de Vincent, passé de 0 à 10 000€ de CA mensuel en 5 mois.

Tarifs Media Buyer freelance : quel modèle de facturation ?

Plusieurs modèles existent :

  • Forfait fixe . Le plus simple au démarrage. Clarifie la relation, évite les calculs complexes et limite les discussions.
  • Pourcentage des dépenses publicitaires . Intéressant pour scaler. Quand un client augmente son budget parce que les résultats suivent, la rémunération augmente mécaniquement.
  • Facturation à la performance . En apparence plus « juste », mais peut devenir floue : le CA ne reflète pas toujours la rentabilité réelle. Nécessite confiance et transparence.

Le marché est-il saturé ou y a-t-il encore de la place ?

La demande en profils compétents reste très forte. Le point déterminant n’est pas tant le volume de concurrents que le niveau de compétence. Les entreprises veulent des profils capables de produire des résultats et de travailler proprement : ce sont les profils solides qui trouvent des opportunités facilement.

Un piège fréquent consiste à se disperser. Quand un client démarre et que les résultats ne sont pas immédiats, la tentation est de chercher d’autres clients au lieu d’améliorer la prestation. Ce comportement nourrit un cercle vicieux : moins de focus, moins d’amélioration, moins de performance, client insatisfait. À l’inverse, se concentrer sur la résolution des problèmes permet souvent de sécuriser la relation et de construire une réputation solide.

Salaire Media Buyer freelance : combien gagner ?

Les résultats varient selon le point de départ, l’expérience, le temps disponible et l’intensité de travail. Certains profils progressent vite parce qu’ils ont déjà un historique en marketing ou acquisition.

La stratégie la plus efficace : travailler intensément sur une fenêtre réduite, plutôt que de diluer l’effort. L’objectif est de créer un vrai momentum : apprendre vite, obtenir des résultats, construire des cas clients, puis monétiser progressivement.

Que faire si les campagnes ne génèrent aucun résultat ?

La publicité n’est pas une garantie de ventes. Elle dépend du produit, du marché, du positionnement, de la concurrence, de la preuve sociale. Elle reste un levier, pas une baguette magique.

La compétence clé consiste à distinguer deux types de projets :

  • Demande existante (plombier, prestation recherchée) . La publicité peut accélérer les résultats rapidement.
  • Marque inconnue ou produit nouveau . La priorité devient de construire la notoriété et la crédibilité avant la vente directe.

Budget publicitaire minimum : combien un client doit-il investir ?

Il n’existe pas de budget universel. Une règle de bon sens : investir un montant que l’entreprise est prête à perdre pendant la phase de test et d’apprentissage. La rentabilité n’est pas toujours immédiate.

Le budget doit rester cohérent avec le prix du produit ou du service. L’idée est d’avoir assez de volume pour tester, récolter de la donnée et optimiser. Quand un budget est extrêmement faible, il est souvent plus pertinent d’utiliser des méthodes gratuites plutôt que de miser sur la publicité avec une marge de manœuvre insuffisante.

Comment gérer les blocages de comptes publicitaires ?

Les blocages peuvent arriver, même sur des activités légitimes. La meilleure approche : être rigoureux sur les fondamentaux :

  • Informations à jour et adresse cohérente
  • Moyens de paiement corrects, entreprise déclarée
  • Respect strict des règles publicitaires de la plateforme

Dans de nombreux cas, un blocage automatique se résout en envoyant les justificatifs demandés. Quand les blocages deviennent fréquents, cela indique souvent un problème sous-jacent : non-conformité, incohérence ou offre borderline.

Journée type d’un Media Buyer freelance

Il n’existe pas une seule journée type. Certains cherchent à travailler peu, d’autres veulent développer fortement leur activité.

Les routines clés :

  • Vérifications et optimisations quotidiennes des campagnes
  • Analyses de performance et tests créatifs
  • Suivis de KPI et échanges clients

Les process comme accélérateur : Checklists, templates, tâches récurrentes, onboarding standardisé. Même en solo, la mise en place de systèmes réduit le stress, augmente la productivité et libère du temps.

Comment réussir en tant que Media Buyer freelance

Le Media Buying freelance n’est ni inaccessible, ni une promesse automatique de revenus rapides. La progression dépend d’un enchaînement exigeant : apprendre, pratiquer, obtenir des résultats, formaliser des cas, améliorer son positionnement, puis monter en gamme.

Ce qui fait la différence sur le long terme : être fiable, organisé, orienté performance, et progresser continuellement. Quand ces fondations sont là, le marché n’est pas « saturé » : il devient un terrain d’opportunités.